SAINT-MICHEL DE HUNTLEY
M. Vaughan continuait d’administrer la paroisse de Huntley. A la fin de 1863, probablement le jour de Noël, le feu prit à l’église qui périt avec tout son contenu. Cette calamité fut sans doute permise par la Providence pour réveiller le zèle endormi des habitants, qui se mirent immédiatement à faire des souscriptions et qui donnèrent à un entrepreneur d'Osgoode, M. Brennan, le contrat pour une jolie petite église en pierre, du prix de deux mille six cent soixante-douze piastres. En attendant, M. Vaughan dit la messe, d'abord, dans des maisons privées, puis, quand vint la belle saison, dans la grange d’un homme vénérable, John Kennedy, le patriarche des catholiques du pays. Voici l’acte de bénédiction du nouveau temple :
‘Le 26 février 186$, la nouvelle église de pierre récemment érigée dans la huitième concession de Huntley, a été solennellement bénite et dédiée, sous le patronage de l’archange saint Michel, au Dieu Touùt-Puissant, par Mgr. Guigues évêque de ce diocèse, en présence des soussignés :
EpwarD VAUGHAN, Prêtre. TimMoTHÉE RyAN, O.M.I.
Jon O’Connor, Secr. D. D.
J. J. Corus, Prêtre.
En 1866, Mgr. Guigues constate l’existene, à Huntley, de 147 familles. 11 constate également, mais avec regret, que la faute commise à Richmond s’est répétée ici, et que les murs, écrasés sous le poids disproportionné de la toiture, doivent être reliés par des barres de fer.
M. Ed. Vaughan, quitta Huntley, le premier juillet 1868, et fut remplacé par M. O'Malley, rer novembre de la même année. Dans l'intervalle, M. O’Connell de Richmond, avait été chargé de la visite de. malades.
Au mois d’août 1870, la mission de Huntley fut éprouvée par un désastreux incendie qui dévasta tout le pays d’alentour jusqu'aux portes de IA ville d'Ottawa. Quatre maisons d’habitation seulement devinrent la proie des flammes, mais les forêts furent anéanties, une foule de granges furent consumées avec ce qu’elles contenaient, et beaucoup de bétail périt. Les servitudes du presbyière partagèrent le sort commun ; on employa quatre -cents piastre, l’année suivante, à les remplacer.