‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa [microforme] (volume 3)Chapitre 260 sur 275 · NOTRE-DAME DU LAUS · texte numérisé non relu

NOTRE-DAME DU LAUS

Quinze milles environ au-dessus de Notre-Dame de la Garde, se trouve dans le canton de Wells, le petit village de Notre-Dame du Laus. Mgr. Guigues voyant que les bûcherons dispersés çà et là. sur les bords de la rivière étaient presque abandonnés et privés de tout secours religieux, résolut d’y envoyer un prêtre résidant, en vue de réaliser enfin le rêve qu’il avait formé depuis son fameux voyage de 1849. M. Trinquier, curé de l’Ange-Gardien, fut donc l'homme choisi pour la tâche ingrate autant que généreuse de vivre dans ces déserts éloignés du monde, dont, depuis vingt-deux ans, il a su faire une chartreuse. Il se fixa, non au lac des Sables, où Mgr. Guigues avait eu jadis l'intention de fonder une chapelle, mais cinq milles plus bas, au lieu connu sous le nom de Notre- Dame du Laus. Tous ses paroiïissiens sont établis sur le bord de la rivière qui est le grand chemin du pays et sur laquelle le canot d'écorce est encore le véhicule en honneur. Ces gens ne prospèrent guère, car, au lieu de se livrer à la culture des champs, ils préfèrent les hasards de l’exploitation forestière qui n’enrichit guère que les gros bourgeois de Buckingham pour lesquels ils travaillent à l’entreprise.

M. Trinquier nommé, le 2 décembre 1873 curé de Notre- Dame du Laus, s’empressa de construire un presbytère et une chapelle qu’il a remplacée depuis, par une charmante petite

+ Extrait du rapport de M. Richer, curé de la Salette.

église en bois, chef-d'œuvre de menuiserie locale. Nous raconterons plus tard comment sa mission s’est étendue sur les bords de la rivière jusqu'aux solitudes du grand Nord.

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