‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa [microforme] (volume 3)Chapitre 44 sur 275 · GRENVILLE · texte numérisé non relu

GRENVILLE

Le village le plus ancien de la vallée, après Montebella, est certainement Grenville qui date, à proprement parler, de l’ouverture de son canal. Grenville fut longtemps, comme le Calumet, un lieu de désordres, à cause des voyageurs qui y disloquaient les cages et les radeaux, afin de leur faire franchir les rapides du Long-Saut et qui s’y abandonnaïent à toutes sortes d’excès. Cette localité, toutefois, n’était point complètement abandonnée ; elle

était desservie, ainsi que Chatham (Saint-Philippe) sa voisine, tantôt par le prêtre de Montebello, tantôt par celui de Saint-André d'Argenteuil.

Les archives de Grenville ne datent que de 1839 et s'ouvrent par des actes signés de la main du Rév. J.-B. Bourassa, de Montebello. Iltrouva une chapelle dans le plus misérable état, et il parvint à faire bâtir une petite maison où se retira désormais le missionnaire et dans laquelle il plaça un bedeau comme gardien, 1839. On relève dans ces archives les signatures d’un grand nombre de missionnaires : MM. Dolan, de Montebello, Charland, de Saint-André d'Argenteuil, Girouard, de Saint-Simon de Bagot, qui y prêcha la mission en 1840, à l’époque de la visite pastorale de Mgr. Bourget, Lefaivre, de L’Orignal, Toussaint-Victor Papineau, prêtre de l'évêché de Montréal, Sterkendries, Brady, Morisset, curé de Saint-Jean Dorchester, et Colgan, 1842. M. Colgan qui, à son départ de Bytown, 1843, fut nommé curé de Saint-André d'Argenteuil, desservit Grenville jusqu’au 2 mai 1845.

Le Rév. M. Théoret, mort en 1876, curé de Sainte-Julie, visita Grenville, cette même année 1845. Le Rév. Edouard Richard, mort en 1871, curé du Château-Richer, visita ce village en 1846 ; le Rév. Gédéon Huberdeau, mort à la Longue-Pointe, en 1887, fut nommé, en 1846, immédiatement après son ordination, vicaire à Saint-André d'Argenteuil et desservant de Grenville,

Après lui, la division du diocèse étant faite, Saint-André n’eut plus rien à voir avec Grenville, et la desserte de ce village passa aux curés de l’Orignal qui furent successivement M. McDonnell et le Père Médard Bourassa, Oblat, comme nous verrons,

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