AYLMER
L'histoire d’Aylmer remonte également au premier quart de ce siècle, à l'ouverture du commerce des bois, et à lg clôture des travaux du canal Rideau, 1832. Beaucoup d'anciens ouvriers du aval et de Philémon Wight prirent des terres et colonisèrent les cantons fertiles de Hull et d'Eardley. Cette époque éloignée fut, relativement, la période de la grande prospérité d'Aylmer, de Turnpyke comme on l’appelait, (c'est la barrière de péage.)
Il n’y avait point alors de chemins de fer, les voyageurs, arrivés à Bytown, prenaient la diligence d’Aylmer, d’où ils s’embarquaient en steamboat pour les Chats. Aylmer était donc un village important en 1836, et les missionnaires qui les visitèrent résolurent d’y bâtir, non pas une chapelle en bois, comme ils faisaient d'ordinaire, mais une véritable église de pierre, ce qui eut lieu, un peu plus tard. On a prétendu néanmoins, que le Père Brunet avait, dès lors, fait construire une modeste chapelle en bois. Nous n’en avons point trouvé de traces.
Le premier curé résidant à Aylmer fut M. Désautels, 1840 à 1848. Ii y établit, en 1841, l’archiconfrérie du scapulaire, et bénit le cimetière catholique ; l’année suivante, 1842, il bénit solennellement une cloche ; mais n’anticipons pas. Il est temps de faire le récit des travaux de nos premiers missionnaires.
Ces travaux datent de 1838. Nous avons trouvé dans les archives de l’archevêché de Montréal, les lettres et les rapports de M. Brady et de M. Bourassa à Mgr. Bourget, coadjuteur de Montréal. Ces rapports, nous les résumons ou nous les repro=
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