‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa [microforme] (volume 3)Chapitre 86 sur 275 · LES SŒURS-GRISES · texte numérisé non relu

LES SŒURS-GRISES

Nous avons laissé les sœurs-grises dans l’humble maison de la rue Saint-Patrice. Cette installation temporaire avait déjà duré trop longtemps. Le nombre des religieuses s'était accru, celui des élèves avait augmenté encore davantage, et la masure qui servait d'hôpital était absolument insuffisante.

Mgr. Guigues obtint de l’ordonnance militaire, pour les sœurs, la concession gratuite d’un grand terrain, rues Bolton et Sussex. C'est là qu’elles commencèrent, en 1849, la construction des vastes bâtiments connus sous le nom de Maison-Mère, où elles concentrèrent, pour le moment, toutes leurs œuvres : noviciat, écoles primaires, pensionnat et orphelinat. La maison-mère fut bénite par Monseigneur le 3 juin 1850.

Le pensionnat qui avait été ouvert en 1848, resta attaché à la maison-mère, jusqu’en 1865, à laquelle époque il fut transféré rue Rideau, et prit le nom de Notre-Dame du Sacré-Cœur. Les classes primaires avaient été transférées en 1856, dans une vaste maison, rue Cumberland, achetée à cette intention par Mgr. Guigues, et connue sous le nom d'école Notre-Dame.

L'orphelinat fut placé, en 1865, dans une aile à part, construite à son intention, et prit le nom d’orphelinat Saint-Joseph.

Le 4 septembre 1854, les sœurs grises d'Ottawa se séparèrent de la maäïson-mère de Montréal, et formèrent une congrégation diocésaine, approuvée plus tard par Rome, sous le nom de sœursgrises de la Croix.* Depuis cette époque elles n'ont cessé de prospérer, et elles se sont répandues en dehors du diocèse, au Canada et dans les Etats-Unis: Buffalo, 1857, Plattsburgh,

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