SAINT-MICHEL DE HUNTLEY
Le 5 octobre 1884, le Rév. O'Malley, sentant les premières atteintes de la vieillesse, prit sa retraite et partit pour l'Irlande son pays natal. Il fut remplacé par le curé actuel de Huntley, M. J. Corkery, lequel a signalé son administration par plusieurs travaux importants.
En 1885- 1886, une galerie fut construite, trente nouveaux bancs furent placés, des réparations et des décorations furent faites
qui transformèrent l'égalise, le tout au prix de seize cent cinquante piastres. Deux ans plus tard, un nouvel autel, fort beau, fut acheté. Cette même année 1888, la foudre étant tombée sur le clocher et sur la façade de l'église, y causa pour deux cents piastres de dommages. Heureusement les dégâts purent être réparés aux dépens de la compagnie d'assurance, et sans avoir recours à la bourse des paroissiens.
La petite paroisse de West Huntley compte actuellemet quatre-vingt-dix-huit familles catholiques, toutes irlandaises.
SAINTE-MARIE d'aLMONTE.
Le Rév. M. Foley, curé actuel d'Almonte, et chanoine de la cathédrale, a fait bénir par Mgr. Duhamel, 8 juin 1884, un beau carillon de trois cloches, du poids de douze cents, six cents, et trois cent cinquante livres. On lui doit également l'érection du nouveau cimetière (août 1884.) Ce cimetière qui contient dix acres de terre est situé sur la route de Carleton ; il est clôturé en fils de fer, et a été dessiné par le Rév. M. Bouillon. C'est le troisième cimetière de la paroisse. Le premier qui a subsisté jusqu'en 1872, occupait l'emplacement actuel de l'église et du presbytère ; le second établi sur le chemin de Huntley à deux milles du village, ne renfermait que trois acres de terre et se trouvait trop éloigné. Le cimetière actuel satisfait tous les desiderata.
A dix milles d'Almonte, au-delà du village de Clayton, se trouve également un autre petit cimetière catholique. C'est un don de M. Michael McGauran, datant de i8bo. Comme il est très éloigné et qu'il ne contient que deux arpents de terre, il a été réservé aux seuls catholiques d'alentour.
Sous l'habile et paternelle administration du Rév. M. Foley, tout a prospéré dans la paroisse. L'église, tenue dans un ordre parfait, jouit de toutes les commodités des églises de ville ; la paroisse est enrichie de plusieurs œuvres sociales, pieuses ou charitables. La dette est presque complètement éteinte, et l'on pourra bientôt entreprendre la construction d'une vaste sacristie, seule chose qui laisse encore à désirer.
Les stations du chemin de la croix ont été érigées le 29 août 1880. Voici la liste des sociétés ou confréries fondées à Almonte :
Conférence de Saint-Vincent de Paul, le 30 janvier 1876.
Société de Tempérance du Père Matthew, le 16 février 1873.
Archiconfrérie du Saint-Rosaire, le 5 juin 1884.
Congrégation de l'Immaculée-Conception, le 5 juin 1884.
Association du Sacré-Cœur de Jésus, le 5 juin 1883.
Catholic Benevolence Association, le 17 juin 1884,
The Emerald Bénéficiai Association, le 16 novembre 1889.
Catholic Truth Society, le 16 mars 1892.
L'école séparée d'Almonte est un bel édifice qui comprend trois classes fréquentées par cent quarante-neuf enfants. Il y a dans le canton quatorze écoles publiques, mais ces écoles ne sont suivies que par dix-huit enfants catholiques.
La santé de M. Foley ayant laissé quelque temps à désirer, il se vit alors obligé d'avoir recours à des auxiliaires. Voici les noms des différents vicaires qui sont passés à Almonte :
RR. G. Poulin, de novembre 1889 au 14 juin 1890. James Dunn, de juin 1890 à juillet 1890. O. Boulet, de juillet 1890 à août 1890. ^
Alex. Motard, de mars 1891 à mars 1892. Félix Legendre, de mars 1892 au 3 mai 1892.
Plusieurs missions ont été prêchées à Almonte dans l'ordre suivant :
Par le Rév. Père D. H. Barber, oblat (octobre 1883).
Par le Rév. Père Pallier, oblat (mars 1885).
Par le Rév. M. Lavin (mars 1886).
Par le Rév. J. J. Salmon (septembre 1886).
Par le Rév. M. J. Whelan (mars 1887).
Par le Rév. D. J. Riordan, oblat (novembre 1893).
Almonte est aujourd'hui une jolie ville manufacturière. Malheureusement, la plupart des catholiques, jeunes gens ou jeunes filles, travaillant aux manufactures, sont pauvres et sans influence.
On compte dans cette paroisse deux cent huit familles catholiques et un millier d'âmes ; dix familles seulement sont canadiennes.