‹ Histoire de la province ecclesiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'OttawaChapitre 135 sur 277 · SAINT-ETIENNE DE CHELSEA · texte numérisé non relu

SAINT-ETIENNE DE CHELSEA

Le Rév. James Brown, curé de Chelsea, depuis le 25 sep" tembre 1880, quitta en 1888 le Canada et rentra dans son pays, en Angleterre. Il eut pour successeur, 9 octobre 1888, un prêtre du diocèse de Québec, le Rév. M. John Maguire, qui devait mourir en 1896 curé de Gloucester.

M. Maguire, ayant été nommé curé de Farrelton, fut remplacé, 27 octobre 1891, par un jeune prêtre de Saint-Hyacinthe, M. J. Ch. Fontaine. Celui-ci mourut à l'hôpital d'Ottawa, en juin 1894, de la fièvre typhoïde ; il pour successeur à Chelsea, 9 août 1894, le Rév. M. J. C. Poulin, curé de Cantley. Dans l'intervalle, les PP. oapucins d'Ottawa avaient desservi la paroisse.

M. Btovvn érigea dans l'église neuve les stations du chemin de la Croix, 21 mars 1886. Chacune de ces stations était un cadeau d'un jeune homme de la paroisse ; et les noms de ces généreux donateurs inscrits au bas du cadre, ont été transmis à la postérité.

M. Maguire fit ériger, juin 1891, sur le plus haut sommet des montagnes voisines, une immense croix de quarante pieds qui

domine tout le pays d'alentour. Le Rév. M, Whelan, curé de Saint-Patrick d'Ottawa, prêcha dans cette mémorable circonstance.

M. Fontaine, qui lui succéda, parfait mal l'anglais, il fut néanmoins profondément regretté de ses paroissiens, ce qui fait le plus grand éloge de ce prêtre et des habitants de Chelsea. Ces chrétiens fervents et dociles voyaient en lui le ministre de Dieu et lui savaient gré de son humeur toujours égale et de son zèle infatigable.

En arrivant dans sa nouvelle paroisse, le curé actuel, M. Poulin, s'est proposé trois objets principaux : la construction d'un clocher, d'une sacristie et d'un presbytère neuf Déjà le clocher est élevé et domine gracieusement la belle église. Nous ne doutons point qu'il réussisse promptement dans ses deux autres entreprises, car il a su conquérir l'estime et l'amour de son peuple et introduire dans la paroisse une stricte discipline. Chelsea est une des meilleures petites paroisses du diocèse.

Plusieurs associations ou confréries ont été établies à Chelsea, voici leurs noms par ordre de fondation :

La Saint- Vincent-de-Paul fondée en 1861, à l'occasion de l'ouverture d'une mine de fer, fermée depuis, qui avait attiré au pays une foule de pauvres ouvriers. Les ouvriers en question ont quitté la paroisse, mais la société continue à fonctionner et à faire du bien.

Le Scapulaire du Mont-Carmel, novembre 1887.

La Sainte-Famille, mars 1892.

La Saint-François-de-Sales, juillet 1893.

La congrégation des enfants de Marie, 8 décembre 1894.

Plusieurs missions ont été prêchées à Chelsea. La première date du temps de M. Shalloe ; elle fut donnée par un prêtie de Montréal, le Père Hogan. La seconde fut prêchée par le Père Brown lui-même. Pendant le carême de 1893 le Rév. Père Lewis, oblat de HuU, prêcha une retraite spéciale pour les irlandais ; au mois de juin de la même année, le Rév. Père Alexis, capucin, prêcha la retraite des canadiens.

Chelsea comptait en 1895 cent quarante-huit familles, dont quarante-neuf canadiennes. Les canadiens travaillaient presque tous aux moulins des Gilmour, sur la Gatinéau. Malheureusement ces moulins sont aujourd'hui fermés, et la plupart des canadiens ont dû quitter la paroisse. Les irlandais sont fermiers et relativement à l'aise.

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