‹ Histoire de la psychologie des Grecs (volume 2)Chapitre 12 sur 28 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

§ 1. — Ocellus de Lucanie et Timée de Locres

A quel moment commence ce qu'on appelle le néo-pythagorisme, c'est-à-dire cette forme de la philosophie pythagoricienne où l'influence de Tesprit éclectique, qui domine toute cette période, y fait pénétrer, dans une proportion diverse, les conceptions platoniciennes, péripatéticiennes et stoïciennes? En quoi consistent les éléments nouveaux qui s'ajoutent ainsi à l'ancienne doctrine, particulièrement en ce qui concerne la psychologie? Cest ce que nous allons entreprendre de rechercher, mais ce qu'il n'est pas facile de déterminer avec précision et certitude.

L'ordre pythagoricien , en tant que société politique et religieuse organisée, avait disparu dans le cours du iv« siècle, à la suite des révolutions qu'avait soulevées la hardie mais imprudente tentative, dont il a été la victime, on n'ose pas dire innocente. L'école même, si l'on entend par là un groupe organisé de philosophes liés entr'eux pour propager ensemble une doctrine systématique déterminée, l'école philosophique a pu disparaître avec la dispersion de ses membres, qui quittèrent l'Italie pour se réfugier en Grèce ^ Mais les doctrines elles-mêmes, outilles vraiment disparu dans cette catastrophe? Il est permis d'en douter. Les idées ont la vie dure, et l'école pythagoricienne en portait quelques-unes

* lambl., VU, Pyth,, S5t. txXciicov9i)c trjc afploeiac» 'mc IvtcXûc r^fayio^

rO HISTOIRE DE U PSYCHOLOGIE DES GRECS

qui semblent pouvoir résister à la persécution et à Texil. Jamblique lui-même et Porphyre constatent que les exilés emportaient avec eux, imprimées dans leurs esprits et leur mémoire, quelques étincelles,' quoique languissantes et rares, et dont il est difficile de suivre la trace, de cette grande philosophie ^ Les Pythagoriciens des derniers temps croient ou du moins prétendent en reproduire simplement et fidèlement les doctrines, dont les écoles nouvelles de Socrate, de Platon, d'Aristote, d'Épicure, de Zenon, ont pu aff'aiblir l'importance, l'autorité et l'extension, sans les supprimer complètement. Par son caractère, resté toujours un peu mystérieux et religieux, le Pythagorisme a dû conserver quelques fidèles obstinés.

On lisait dans l'ancien texte de Diogène ' : c L'école de Pythagore, th (Tu<mr|(jia, dura dix-neuf générations i. Si on le conservait, malgré la critique de Ménage qui y voit une erreur grossière, fœdus error, on étendrait jusqu'au dernier siècle avant Jésus-Christ, c'est-à-dire pendant 500 ans la vie de l'ancien système, «jucmrijjiot, et il faudrait alors entendre le mot dans son sens moderne , l'ensemble lié et méthodique de principes et de conséquences philosophiques. Si l'on accepte la restitution ou la correction de Ménage qui lit ii au lieu de xal, on limitera cette durée à neuf ou dix générations, c'est-à-dire à une période de 300 ou 330 ans, ce qui donnerait à l'école une durée reconnue jusqu'au commencement du m« siècle. On pourrait alors laisser au mot (Tu(m)(jLa, la signification de société organisée et d'école constituée ^. Â moins de réduire à 35 ans au lieu de 30 ans la durée de la généra-

* lambl., V. Pyth,^ 252. iv àXXoSnpiJai; Stéauaav Ccomipa jtTra icbcvu ôiiudpà xa\ SuoOiQpara. Porpliyr., K. Pyih,^ Svoi àico2v)tioOvxec itvYxavov, hXiyùL Siiabxrav Ceoicupa ttjc 9(Xoao9tac.

* D. L., VlU, 45. auToO xh <ri<ixr\\ui Silpicive (UXP^ y^^^^^ èvvia xa\ tixa*

> Ménage {ad D, L,, VllI, 45). comme J. Lipse {Manuduct., 1. 1. UiMsert., 6), Tentendeot de Tordre constilué, collegium ; Diodore de Sicile l'emploie dans ce sens, lExcerpta de Cylone). Polybe (Hùt.y M) le remplace par le terme de ovvi^ia ; SlraboD (1. VI) par celui de ovaaîTia, Clément d Alexandrie {Slrom,, I) par celui d*d|fcaxit'ov.

tion, cette interprétation ne concorde pas complètement avec le renseignement de Diodore qui nous dit à TOI. 103.3 = 366 av. J.-C, « qu'à cette époque vivaient Isocrate, Aristote, Platon, et les derniers des philosophes pythagoriciens^ ». Mais il faut remarquer que par Pythagoriciens, en entendait non seulement un système de doctrines, mais surtout le corps, le groupe. Tordre constitué des membres de la société^. Diogène lui-même nous apprend qu'Âristoxène, qui vivait vers Tan 320 av. J.-C, a vu les derniers Pythagoriciens, disciples d'Ëurytus , disciple lui-même de Philolaûs , et Jamblique, qui reproduit le passage de Diogène ^, ajoute qu'ils avaient gardé fidèlement les habitudes de vie, ^^li^ et le dépôt des traditions philosophiques , tx fxix9i^{iiaTa ^ de l'école. Ces traditions ont-elles donc disparu après eux 5? C'est ce qu'on s'expliquera difficilement. Aristoxène, de Tarente, quoiqn'appartenant officiellement au Lycée, est presqu'entièrement partisan des théories pythagoriciennes ; ses livres et surtout ses nuGayopixal àicof àaeiç les avaient reproduites et les ontcertainementtransmisesauxsièclespostérieurs.Porphyre, après avoir reproduit la doctrine des nombres d'après Modératus ^qui l'avait, dit-il, exposée et résumée dans un ouvrage de onze livres avec une science consommée '^^ prétend que la philosophie pythagoricienne a dû son éclipse, plus ou moins

I Diod., XV, 76. ïxi 8è Tâ>v nuOaYopcicdv f iXovâfcov ol TeXsutatoi.

s lambl., V. Pyth , 57. IIvOaYopetot ik ixkffir^aay v) oiSotavtc âicavot.

s lambl., V. Fyth,^ 251. On lit, dans le teite de Téd. Didot. ol aicou^aiiTSTot, an lieu de ol xeXeuTatoi, et la phrase oOc xa\ 'Api<rr6Uvoc t\U est omise. lambliqne déclare copier ici Aristoxène, raOra (Uv o^v 'ApiariUvoc 5tYiretTa(, dont Tantorité est confirm<^e par Nicomaque, Nix6|iaxoc dà... oiivoiioXoyet xoiStoic.

* lambl., V» Pylf^t 251. ê^uXalav pièv o^v xà il cipxnz ^Ôy) xai xk {laOï^tiaTa.

* Il est remarquable que Porphyre {V. Pyth., 53) attribue Téclipse du pythagorisme à la supériorité même de ses doctrines : dià xa^vf^y Tf)v icpcor^arviv o^aav 9iXoao9^av, Ta^StYjv ovvééY) (r6e<rOT|vai. Elle perdit son influence et sa popularité : mais mourut-elle vraiment ? Elle a versé dans la magie, Tastronomie ; elle ftit décriée, calomniée, ridiculisée, réputée dangereuse et persécutée comme telle. Cela n*empécbe pas les sectes philosophiques de durer et de se propager.

* Qui vivait vers 60-80 ap J.-Gh.

f Porph., F. Pyth., 48^, «àw ovvct£^.

complète, à sa supériorité même, à robscorité de ses principes, au dialecte dorien, obscur lui-même, dans lequel étaient écrits les ouvrages où elle était exposée : ce qui a fait qu'on ne la comprit plus, et qu'on supposa volontiers que ces livres étaient ou altérés ou supposés, d'autant plus qu'on n'avait pas en face de soi de Pythagoriciens qui en professassent les doctrines ^ Il ajoute que les conceptions les plus belles et les plus fécondes en avaient été, au dire des Pythagoriciens, pillées par Platon, Speusippe, Àristote, Aristoxène, Xénocrate, qui, non contents de se les approprier, avaient cherché à tourner en ridicule les parties les moins considérables, les plus superficielles du système, et avaient voulu les faire regarder comme les traits caractéristiques et distinctifs de l'école*. Cicéron constate également l'extinction du pythagorisme : après ces grands Pythagoriciens, dit-il, leur doctrine s'éteignit en quelque sorte, quodam modo, après avoir fleuri quelques siècles en Italie et en Sicile ^.

Mais de ce passage même il résulte que la philosophie pythagoricienne n'a jamais été réellement et complètement éteinte, et qu'avant cette diminution de sa vie scientifique et de son activité philosophique, elle a été vivante et brillante pendant quelques siècles^ sous les successeurs de Philolaûs et d'Eurytus ♦.

Maintenant quelle durée représentent ces quelques siècles 9 Platon a rencontré en Italie, vivant encore, Philolaûs et Eu-

* Id., td , 53. xiù |AT) âvTixpuc nuOayopixoùc elvai Toùç êxqplpovxac. Li version latine dunne un autre sens : « Parce que ceux qui l'exposaient n'étaient pas de vrais pythagoriciens ». àlais Porphyre aurait -il dit cela de Modéralus qu'il vient de citer et de qualifier de icâvu (t^vctoc. Il n'y avait plus d'école vivante, d'enseignement public et oral pour développer et rendre accessibles les théorie$ exposées dans les livres.

• Porphyr, V. Pyth » 53. w; Tôta ttic oîpéffEw;.

' Cic, Tim.^ 1. Post illos nobiles Pythagoreos, (le mot nobiles rappelle et confirme le mot (TTcovdaiôtaTot d'IaDiblique). .. quorum disciplina exsti nota est quodam modo quum aliquot secula m Itaiia Sic.iliaque viguerit.

^ Ueberweg prétend qu'Eurytus n'a rien écrit, et que son enseignement a été tout oral. Le passage de la Métaphysique (XIV, 5, 1(H)2. b. 10) : Eupuro; IfTam Tt; àpiO|&bc Ttvoç, ne contient rien de semblable.

rytus * : il avait alors à peu près quarante ans. Or, comme il est né en 427, la date de son voyage est axée approximativement à Tannée 381 av. J.-G. Si les disciples de Philolaûs ont emporté avec eux les principes pythagoriciens, l'extinction partielle de Técole aurait été accomplie au milieu ou vers la fin du iv^ siècle, et elle n'aurait alors vécu que 200 à 250 ans : est-ce là ce que Gicéron peut avoir entendu par les mots : quelques siècles? Cette formule, dans son sens ordinaire, embrasse au moins quatre ou cinq siècles, et nous conduirait comme les dix-neuf générations de Diogène , vers la fin du n« siècle ou même le commencement du premier. Mais nous ne sommes pas réduits à de pures conjectures : la vie de l'école, la persistance des mœurs et des enseignements pythagoriciens sont attestés par des témoignages historiques. Les poètes de la comédie moyenne , à la fin du iv® siècle ^ se raillent, il est vrai, pardessus tout, des observances pratiques, des formes extérieures, des rites religieux et superstitieux des Pythagoriciens ; mais ils signalent aussi leurs théories et leurs conceptions philosophiques 3, qui vivaient donc encore, car la comédie ne s'attaque jamais qu'à des ridicules vivants. Au troisième siècle, on nomme un Diodore d'Aspendos qui essaie d'introduire le costume cynique dans les habitudes de la vie pythagoricienne ^. A la fin de ce siècle,

1 D. L., m, 6. Apul., de Dogm. Plat, c Ad Pytbagurse disciplioam se contulit et ad Iialiam iterum veoit, et Pylhagoreos Eurytum Tarenlinum et seniorem Arcbytam sectatQS ».

* Alexis, Antiphane, Aristopbon, Mnésimacbus. Voir les citations dans Zeller, t. V, p. 65, sqq.

3 Atben., IV, 161, d*Aleiis ,

nuOaYopt9|io\ xa\ Xiyot Xc7rTo\, Sica|i(Xei»[i.évai xe 9p6vTide;.

« Atben., IV. 163. VIII, 348 a. et 350, c. D. L , VI, 13. lambUqae (K. PyM., §266), le nomme an disciple d'Ar<^sas. Il doit avoir vécu vers 300 av. J.-Ch. Zeller objecte qu'Arésas n*a pu être le maître de Diodore, puisqu'il est signalé comme ayant échappé à Tattaque des Cyloniens, vers 500 av. J.-Oh. Mais lamblique (§ 26»»), en disant qu*Arésas fut sauvé par quelques amis, ne détermine pas à quelle occasion m à quel moment. Les mouvements révolutioanaires durèrent longtemps dans l'Italie inférieure. Il n'est pas nécessaire que ce fut à Tévènement où périrent 4U ou 60 pytha-

Chakioet. — Piychologie. 18

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en 209, Gaton reçut à Tarente , par un certain Néarque chez lequel il logeait, communication d'une ancienne leçon d'Archytas sur le plaisir, à laquelle auraient autrefois assisté Platon et le samnite Pontius T Que ce dernier détail puisse être une pure fiction de Gicéron , il n'en reste pas moins certain qu'à cette époque, à Tarente, on s'occupait toujours de philosophie pythagoricienne, et qu'on y lisait les livres d'Archytas. A partir de ce moment seulement, c'est-i-dire vers le commencement du n^ siècle, on ne trouve plus ni représentants ni livres de la philosophie pythagoricienne.

G'est une histoire bien singulière que celle de ce L. Petilius, greffier, scriha, qui en 181 av. J.-G., à la suite de fouilles pratiquées dans son domaine, découvre deux timbres de pierre, contenant l'un les os, l'autre les écrits de Numa. Ces écrits se composaient de 7 livres en latin, concernant le droit pontifical, et de 7 livres en grec' dont le contenu, suivant Varron 3, était d'un caractère purement théologique , mais suivant Pline, Tite-Live et Plutarque d'un caractère philosophique et pythagoricien*. Tous ces livres furent brûlés, presqu'aussitôt que découverts, le préteur, Q. Petilius, ayant affirmé qu'ils étaient de nature à compromettre la religion, pleraque dissolvendarum religionum esse ^ U est hors de doute que ces livres étaient supposés, que Numa n'en était pas l'auteur et que leur contenu n'était ni philosophique ni

goririens, dont deux seulement, Arrhippe et Lysis, échappèrent. L*omission du nom d'Aiësas indique qu'il s'agit d'autres circonstances. D'ailleurs, en sgoutant X9^^*? V^ yt ûtrrepov, et en le comptant comme le quatrième successeur de l^agore, lamblique le rapproche de Diodore, dont l'époque n'est pas d'ailleurs fixée avec précision.

* Cic, Cat , iî. Veterem orationem Archyte que mihi tradita est Conf Plot., Cat. mqj'., i. Il est bien difficile d'admettre que l'iuiarque ait admis comme hist<>> rique la pure fiction d'un fait si précis et !»i circonstancié

' Plutarque [Num , :22) dit qu'il y en avait 24, dont 12 de chaque espèce. 3 Cité par S. Aug.. de Civ. D., VII, 18. Sacronm insiitutoram cans» car quidque in sacris fucrit instiiutum.

* Plut.. H. NaL, Xlll. 13. Philosophie scripU. T. Liv., XL, 29. SeptemGredde disciplina sapientie, que illius etatis e^se poluit. Adjicit Antias Valerius Pyihagoricos fuisse. Plut.. Num., 22. dcodcxa àï âXXaç tXXv)vtxàc fiXooifOvc.

» T.-Uv., 1. 1.

pythagoricien, les Romains du second siècle avant J.-C, ne sachant encore ni ce que c'était que la philosophie ni ce que c'était que la philosophie pythagoricienne ^. Que veut donc dire cette histoire ? Rien , si ce n'est qu'on couvrait du nom vague, célèbre et mystérieux de Pythagore les superstitions et les pratiques des cultes orphiques et dionysiaques qui ressemblaient par certains côtés inférieurs au py thagorisme» et dont la diffusion rapide et générale menaçait l'orthodoxie et la politique romaines. Ce mouvement religieux et révolutionnaire fut arrêté par des répressions sévères prononcées par des commissions mixtes. Rome devait attendre plus de cent ans encore avant que quelques-uns de ses plus illustres enfants s'intéressassent aux sciences spéculatives et à la philosophie.

On ne comprend môme guère qu'il ait pu se trouver au milieu du dernier siècle av. J.-C, à Rome, un romain qui s'éprit de la philosophie pythagoricienne et la fit sortir du repos et du silence où elle était comme éteinte. Ce restaurateur du pythagorisme fut, au dire de Cicéron*, le préteur P. Nigidius Figulus^ son ami, ardent partisan de Pompée, et condamné en 46 par J. César à l'exil, où il mourut. C'était sans doute un homme d'une science très variée ^ et comparable pour l'étendue de ses connaissances à Varron ^;

* Senec., Qu. Nat , VII, 32. Pylhagorica Ula invidiosa torb» schola preceptorem non invenit.

* Cic., Tim,f I. Hune exsUtisse qui illam revocarct (ou renovaret) disciplinam Pjthagoreorum. S Ji^rôme (Euseb , Chron , a. 1972 = 709 ou 45 av J.-Ch ) se borne à rappeler Pythagoricien : « Nigidius Pigulus Pythagoricus et magus in exilio moritor ».

' A.-Gell., N. Âttic.t IV, 9. Homo, ut arbitror, juxta Varroncm doctissinius. Id., id., XIX, M. Mus M. Ciceronis et C Cœsaris... doclrinaruni multiformium varianiroque artiom quibus huoianiias enidita est, columina habuit M. Varronem et et F. Nigidium... Nigidiane commeotationes nun période in vulgus exeunt, et obscuriias subtilitasque earum, tauquam parum uiilis, derelicta est.

^ Varron (oé en 116, mort en 26 av. J -Ch.) fait mention de Pythagore {De Ling. lat., VU, 303. De Re Ruslic., II, 1, 3. S. Aug., de Ciu. D., Vil, 35. Id., de Ordine, II, 54. Symmach., £p., I, 4. Censorin., De D. Nat., 9 et 11). D'où tenait-il ces renseignements? de Nigidius ou d'Alexandre Polyhistor? Il avait écrit un poème philosophique. Lact., Div, Inst., II, 12, i. « Empedocles de renun

comme celui-ci, il avait beaucoup écrit, mais aucun de ses ouvrages n'a pour objet spécial la philosophie *. C'était avant tout un grammairien, obscur et subtil, un astronome* et un physicien ' fort savant pour son pays et pour son temps. On ne cite de lui aucun principe, aucune formule, aucune maxime philosophiques qui le rattachent au pythagorisme. Tout ce qu'on peut surprendre dans ce sens, c'est un penchant à l'astrologie, au magisme, à l'horoscopie ^. Ces pratiques lui valurent des désagréments sérieux : il fut accusé de professer et de propager des doctrines funestes et dangereuses, et de tenir chez lui des réunions secrètes et sacrilèges ^.

natura versibus scripsit, ut apud romanos Lucretius et Varro. » Parmi ses nombreux ouvrages, plusieurs avaient un conieuu philosophique et même pythagoricien.

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