T. IV
* Les deux seuls traites de morale que noos ayons consenrés de Galien 5onl :
S. iccpi Siayvctfosco; xa\ Oepaiccia; twv cv XT^ ixâfrrou 4^X^ &|i>PTV}|i.âTwv. Ce fonl 'les maouels de vie pratique. Les piincipes généraux sonï les suivants : ▲près avoir reconnu, avec Platon, que tontes nos pasbioBs et tous i|os débats
fond la morale d'Aristote avec la classification des biens en spirituels, corporels et extérieurs*, fondée également sur le principe que toute vertu consiste dans un milieu. Le milieu est le bien ; il faut fuir tout excès, soit en trop soit en moins ^. Sur la question , tant agitée chez les anciens, de savoir si la vertu est une science, Galien fait une distinction entre la partie rationnelle de l'âme, dont les vertus sont une science, c'est-à-dire sont accompagnées d'une claire conscience de la fin morale de l'acte, et la partie irrationnelle dont les vertus ne sont que des forces, Suvajxciç, des dispositions naturelles et inconscientes ^. La vertu n'est que la perfection de la nature de chaque chaque chose et de chaque être, et chaque partie de l'âme a sa beauté et sa vertu propre, et correspondante à sa fonction et à l'importance de sa fonction ♦.
viennent de ce que nons ne nous connaissons pas nous-mêmes, et que c*est Tamour de soi, inné à l'bomme, qui nous empêche de nous connaître véritablement, il établit que nus erreuis, nos fausses opinions, viennent de nos passions, icâôri, et que la première chose à faire, c'est de nous affranchir de leur joug dans la mesure du possible ; car il fiiut s*appliquer à devenir meilleur, sans avoir l'ambition de devenir parfait. Tour cela, il faut d*abord se connaître soi-même, c'est-a-dire examiner sa conscience et s*avouer sincèrement ses fautes ; car aucun homme n'en est exempt. Ensuite, il faut s'exercer à pratiquer les préceptes de la morale, toujours dans la mesure de ce qui nous est possible. Nous pouvons exercer nos forces physiques sans espérer devenir ni un Hercule, ni un Achille ; il en est de même de nos forces morales, et il faut tendre, sinon à tuer, du moins à dompter, à apaiser la bête féroce qui est en chacun de nous, t. V, 26. ôxmep xi OY)pcov r^iupiavai xe xa\ irpauvai, et, d'nn autre côté, à borner en tons les sens les désirs de Tâme, et à ne pas les laisser devenir insatiables, puisqu'ils ne seront jamais assouvis.
* T. XVI, 104. apixa\ dà ic&Tai âv |j,l(rcp aDvîaravxat.
' T. V, 468. xûv liàv yàp àXéycov xî) ç 'I'u^tiç |iepûv aXéyov»; àvayxy) xa\ xà; àpexà; elvat, xoO XoytoxixoO 2à |&6vou, XoytxYiv* coaxe eùX6Yfa>; èxicvciiv |ièv aX xpexai 8uva|i.etc eiotv, cictoxf,|&Y) fié ul6vou xoO XoytxoO, et p. 595. ev {tèv o^v xot; àXâyoïc p.épea(v avxrjc {^icxixivé; ei(Ti xa\ Svvâpieic |a6vov al àpexai, xaxà Sk xb Xoytxbv oZx c^ic (i6vov 9| $uva|xi;, àXXà xai eii'.9Ti^(jiv} y\ àpexr).
^ T. V, 595. Sxatjxov p.6piov xtj; 8Xy); 4^x^( ^^ xocxà rr)v àÇcav iauxoO xaXXoc ÏXti.
CHAifiNiT. — Piychologie, 25