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U PSYCHOLOGIE DES PUTONiClENS ÉCLECTIQUES 1&5
Si l'âme sait, apprend, se rappelle, c'est-à-dire si elle connaît, elle n'est pas corporelle ; car tout corps est incessamment changeant, se dissipe et se renouvelle avec une extrême rapidité, icav yàp ocofia ^el xal ^ Iperat oliiùç^ et si elle n'est pas corporelle, elle est immortelle*. Tout ce qui est anéanti est détruit ou par la dissolution de ses parties, comme la terre est dissoute par l'eau, ou par le choc qui les broie, comme la terre est broyée par le soc, ou par la fusion, comme la cire est fondue par le soleil, ou par le coup qui les sépare, comme l'arbre est coupé par la hache, ou par des altérations et transformations qui en changent la nature, comme l'air qui se transforme en feu et l'eau en air. Mais l'âme qui n'est pas corps, n'est sujette à aucun de ces accidents. C'est elle qui donne au corps la vie et l'unité : comment pourrait-elle périr, à moins qu'on ne suppose qu'une autre force lui donne à elle-même l'unité et la vie ; ce qui ne serait autre chose que d'imaginer une âme de l'âme, t^; iv îictv(J7|<jai ^J'^xV 'l'^X^^» ^* ^ qui est absurde. L'âme est pour elle-même le principe de sa vie et de son unité, aixTri aûTTr|v(<iuvixeO; car autrement on irait à rinfini ; il faut bien s'arrêter à un principe qui subsiste par luimême et n'a pas de cause de son essence et de son être, (Tuve/<J-
(xevov u;p 'eauroO* et Sa [i.y|, tcoT axr^^ttOLi b Xoyifffxbç Tcpofcov eiç GtTceipov.
Cette âme, qui soutient le corps, et qui n'est soutenue que par elle-même, c'est un démon, enfant de l'éther, qui a émigré de la terre dans le ciel, lorsque la mort a rompu les liens corporels qui l'attachaient ici-bas. Ce démon issu de l'homme, $a^{Aa}v t5 àvepcoTuou, jouitil est vrai, dans sa nouvelle et céleste demeure, d'une vie presque divine ; mais il reçoit de Dieu la fonction de visiter la terre, de communiquer avec les hommes, de venir en aide aux bons, de venger les opprimés, de punir les méchants.
I^a volonté est libre, et le libre arbitre n'est point incompatible avec la divination, dont l'art ne touche que relative-