‹ Histoire de la psychologie des Grecs (volume 3)Chapitre 12 sur 33 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

I 1. — Ocellus de Lucarne et Timée de Locres

A quel moment commence ce qu'on appelle le néo-pythagorisme, c'est-à-dire cette forme de la philosophie pythagoricienne où l'influence de Tesprit éclectique, qui domine toute cette période, y fait pénétrer, dans une proportion diverse, les conceptions platoniciennes, péripatéticiennes et stoïciennes? En quoi consistent les éléments nouveaux qui s'ajoutent ainsi à Tancienne doctrine, particulièrement en ce qui concerne la psychologie? C'est ce que nous allons entreprendre de rechercher, mais ce qu'il n'est pas facile de déterminer avec précision et certitude.

L'ordre pythagoricien , en tant que société politique et religieuse organisée, avait disparu dans le cours du iv^ siècle, à la suite des révolutions qu'avait soulevées la hardie mais imprudente tentative, dont il a été la victime, on n'ose pas dire innocente. L'école même, si l'on entend par là un groupe organisé de philosophes liés entr'eux pour propager ensemble une doctrine systématique déterminée, l'école philosophique a pu disparaître avec la dispersion de ses membres, qui quittèrent l'Italie pour se réfugier en Grèce Mais les doctrines elles-mêmes, ont-elles vraiment disparu dans cette catastrophe? Il est permis d'en douter. Les idées ont la vie dure, et l'école pythagoricienne en portait quelques-unes

* lambl., Vit. Pyth., 251. èxXeiTiouffY]; xy;; a'tpéaeto;, ewc èvaeXcoç vjipavta-

qui semblent pouvoir résister à la persécution et à l'exil. Jamblique lui-même et Porphyre constatent que les exilés emportaient avec eux, imprimées dans leurs esprits et leur mémoire, quelques étincelles, quoique languissantes et rares, et dont il est difficile de suivre la trace, de cette grande philosophie K Les Pythagoriciens des derniers temps croient ou du moins prétendent en reproduire simplement et fidèlement les doctrines, dont les écoles nouvelles de Socrate, de Platon, d'Aristote, d'Épicure, de Zénon, ont pu affaiblir Timportance, Fautorité et l'extension, sans les supprimer complètement. Par son caractère, resté toujours un peu mystérieux et religieux, le Pythagorisme a dû conserver quelques fidèles obstinés.

On lisait dans l'ancien texte de Diogène ^ : L'école de Pythagore, to c7uc7Tï)[jt.a, dura dix-neuf générations ». Si on le conservait, malgré la critique de Ménage qui y voit une erreur grossière , fœdus error, on étendrait jusqu'au dernier siècle avant Jésus-Christ, c'est-à-dire pendant 500 ans la vie de l'ancien système, <ju(7T7i[jia, et il faudrait alors entendre le mot dans son sens moderne , l'ensemble lié et méthodique de principes et de conséquences philosophiques. Si l'on accepte la restitution ou la correction de Ménage qui lit au lieu de xal, on limitera cette durée à neuf ou dix générations, c'est-à-dire à une période de 300 ou 330 ans, ce qui donnerait à l'école une durée reconnue jusqu'au commencement du iii^ siècle. On pourrait alors laisser au mot (îu(îTïi[Aa, la signification de société organisée et d'école constituée ^. A moins de réduire à 25 ans au lieu de 30 ans la durée de la généra-

* lambl., V. Pyth., 252. èv àXXoôyuxtat; ôtéffoxrav ^toirupa axTa Tiavu (i{ji.uSpà xai Sua-6v^para. Porphyr., V. Pyth., oaoi àuoôop-oOvTeç ÈTuy/avov, oXtya ôiécTcofTav ÇcoTcupa TYjÇ cpiXoffOçtaç.

2 D. L., VIll, 45. auToO to cs\>Gi'q\ia ôi£[j.£tve (xs^P' Y^'^^'*'^ êwéa xat ôéxa.

3 Ménage {ad D. L., VllI, 45), comme J. Lipse (Manuduct., I. I. bissert., 6), l'entendent de l'ordre constitué, collegium; Diodore de Sicile l'emploie dans ce sens, (Excerpta de Cylone). Polybe {Hist.y II) le remplace par le terme de auvéSpia; Strabon (1. VI) par celui de auaaÎTia, Clément d'Alexandrie {Strom., I) par celui d'ô(j(,ax6Vov.

tien, cette interprétation ne concorde pas complètement avec le renseignement de Diodore qui nous dit à FOI. 103.3 =: 366 av. J.-G.5 « qu'à cette époque vivaient Isocrate, Aristote, Platon, et les derniers des philosophes pythagoriciens* ». Mais il faut remarquer que par Pythagoriciens, en entendait non seulement un système de doctrines, mais surtout le corps, le groupe, Tordre constitué des membres de la société 2. Diogène lui-même nous apprend qu'Aristoxène, qui vivait vers Fan 320 av. J.-C, a vu les derniers Pythagoriciens, disciples d'Eurytus, disciple lui-même de Philolaiis, et Jamblique, qui reproduit le passage de Diogène 3, ajoute qu'ils avaient gardé fidèlement les habitudes de vie, -^'671, et le dépôt des traditions philosophiques , rà fj.a97Î[a.aTa*, de Fécole. Ces traditions ont-elles donc disparu après eux ^ ? C'est ce qu'on s'expliquera difficilement. Aristoxène, de Tarente, quoiqu'appartenant officiellement au Lycée, est presqu'entièrement partisan des théories pythagoriciennes ; ses livres et surtout ses nuGayopixat àTrocpàaetç les avaient reproduites et les ontcertainement transmises aux sièclespostérieurs. Porphyre, après avoir reproduit la doctrine des nombres d'après Modératus 6 qui Favait, dit-il, exposée et résumée dans un ouvrage de onze livres avec une science consommée ^, prétend que la philosophie pythagoricienne a dû son éclipse, plus ou moins

1 Diod., XV, 76. ïx: 8ï xûv IIuOaYOpecaiv cptXocroçcov ot xeXeuTatoi.

2 lambl., V. Pyth , 57. nuSayopeiot Sè èxXYÎÔ-/](Tav y) axtaxcuaiç ol'kixgol.

3 lambl., V. Pyth., 251. On lit, dans le texte de l'éd. Didot. ol cnzouôatÔTaTot, au lieu de ol TeXeuxatoi, et la phrase ouç xat 'ApiaTÔlevoç siSs est omise. lamblique déclare copier ici Aristoxène, raOra [xèv oviv 'AptaTÔÇsvo? Sfoystrat, dont l'autorité est confirmée par Nicomaque, Nixôfjiaxoç Sè... ffuvotxoXoyeî touxok;.

* lambl., F. Pyth., 251. IcpuXa^av [xèv ouv Ta il ocpx^Ç ri^^i xa\ xà [xaôviiJLaTa.

5 11 est remarquable que Porphyre (F. Pyth., 53) attribue l'éclipse du pythagorisme à la supériorité même de ses doctrines : àia -rauTov upa)TÎ(7x-/)v oZcjav cp'.Xoaotpcav, xauxr)v (Tuvégy) ageaôrjvat. Elle perdit son influence et sa popularité : mais mourut-elle vraiment ? Elle a versé dans la magie, l'astronomie; elle fut décriée, calomniée, ridiculisée, réputée dangereuse et persécutée comme telle. Cela n'empêche pas les sectes philosophiques de durer et de se propager.

8 Qui vivait vers 60-80 ap J.-Ch.

' Porph., F. Pyth., 48-53, tïcxvu ffuvsxûç.

complète, à sa supériorité même, à l'obscurité de ses principes, au dialecte dorien, obscur lui-même, dans lequel étaient écrits les ouvrages où elle était exposée : ce qui a fait qu'on ne la comprit plus, et qu'on supposa volontiers que ces livres étaient ou altérés ou supposés, d'autant plus qu'on n'avait pas en face de soi de Pythagoriciens qui en professassent les doctrines ^ Il ajoute que les conceptions les plus belles et les plus fécondes en avaient été, au dire des Pythagoriciens, pillées par Platon, Speusippe, Aristote, Aristoxène, Xénocrate, qui, non contents de se les approprier, avaient cherché à tourner en ridicule les parties les moins considérables, les plus superficielles du système, et avaient voulu les faire regarder comme les traits caractéristiques et distinctifs de l'école 2. Cicéron constate également l'extinction du pythagorisme : après ces grands Pythagoriciens, dit-il, leur doctrine s'éteignit en quelque sorte, quodam modo, après avoir fleuri quelques siècles en Italie et en Sicile ^.

Mais de ce passage même il résulte que la philosophie pythagoricienne n'a jamais été réellement et complètement éteinte, et qu'avant cette diminution de sa vie scientifique et de son activité philosophique , elle a été vivante et brillante pendant quelques siècles, sous les successeurs de Philolaûs et d'Eurytus ^.

Maintenant quelle durée représentent ces quelques siècles 9 Platon a rencontré en Italie, vivant encore, Philolatis et Eu-

^ Id., id y 53. T(o [i.r\ avTcxpuç ITuôayoptxouç elvai touç èxcpIpovTaç. La version latine donne un autre sens : « Parce que ceux qui l'exposaient n'étaient pas de vrais pythagoriciens ». .Mais Porpiiyre aurait-il dit cela de Modératus qu'il vient de citer et de qualifier de txccvu o-ûvsttoç. Il n'y avait plus d'école vivante, d'enseignement public et oral pour développer et rendre accessibles les théories exposées dans les livres.

2 Porphyr., V. Pyth , 53. î'ôta -cri? atpéo-ewç.

3 Cic, Tim., 1. Post illos nobiles Pylhagoreos, (le mot nobiles rappelle et confirme le mot CTTiouSatÔTaTot d'iamblique). .. quorum disciplina exsLincta est quodam modo quum aliquol secula m Itaiia Siciliaque viguerit.

Ueberweg prétend qu'Eurytus n'a rien écrit, et que son enseignement a été tout oral. Le passage de la Métaphysique {XIV, 5, 1092, b. 10) : Eupuxoç 'sTaxTe tcç ôcp'.0(JLbi; TÎvoi;, ne contient rien de semblable.

rytus ^ : il avait alors à peu près quarante ans. Or, comme il est né en 427, la date de son voyage est fixée approximativement à l'année 381 av. J.-C. Si les disciples de Philolaiis ont emporté avec eux les principes pythagoriciens, l'extinction partielle de Fécole aurait été accomplie au milieu ou vers la fin du iv^ siècle, et elle n'aurait alors vécu que 200 à 250 ans : est-ce là ce que Cicéron peut avoir entendu par les mots : quelques siècles? Cette formule, dans son sens ordinaire, embrasse au moins quatre ou cinq siècles, et nous conduirait comme les dix-neuf générations de Diogène, vers la fin du 11^ siècle ou même le commencement du premier. Mais nous ne sommes pas réduits à de pures conjectures : la vie de l'école, la persistance des mœurs et des enseignements pythagoriciens sont attestés par des témoignages historiques. Les poètes de la comédie moyenne , à la fin du iv^ siècle ^ se raillent, il est vrai, pardessus tout, des observances pratiques, des formes extérieures, des rites religieux et superstitieux des Pythagoriciens ; mais ils signalent aussi leurs théories et leurs conceptions philosophiques 3, qui vivaient donc encore, car la comédie ne s'attaque jamais qu'à des ridicules vivants. Au troisième siècle, on nomme un Diodore d'Aspendos qui essaie d'introduire le costume cynique dans les habitudes de la vie pythagoricienne ^. A la fin de ce siècle,

1 D. L., 111, 6. Apul., de Dogm. Plat. « Ad Pylhagorae disciplinam se contulit et ad Iialiam ilerum venit, ei Pyihagoieos Eurytum Tarentinum et seniorem Archylani seclalus ».

2 Alexis, Anliphane, Aristophoû, Mnésiraachus. Voir les citations dans Zeller, t. V, p. 65, sqq.

3 Athen., IV, 161, d'Alexis ,

nuôayopKjjjioi xa\ Xôyot

* Athen., IV, 163, VIH, 348 a. et 350, c. D. L , VI, 13. lamblique {V. Pyth.,^m), le nomme un disciple d'Arésas. 11 doit avoir vécu vers 300 av. J.-Ch. Zeller objecte qu'Arésas n'a pu être le maître de Diodore, puisqu'il est signalé comme ayant échappé à l'attaque des Cyloniens, vers 500 av. J.-Ch. Mais lamblique (§ 26!)), en disant qu'Arésas fut sauvé par quelques amis, ne détermine pas à quelle occasion ni à quel moment. Les mouvements révolutionnaires durèrent longtemps dans l'Italie inférieure, il n'est pas nécessaire que ce fut à l'événement où périrent 40 ou 60 pylha-

Chaignet. — Psychologie. 18

en 209, Caton reçut à Tarente , par un certain Néarque chez lequel il logeait, communication d'une ancienne leçon d'Archytas sur le plaisir, à laquelle auraient autrefois assisté Platon et le samnite Pontius * Que ce dernier détail puisse être une pure fiction de Cicéron , il n'en reste pas moins certain qu'à cette époque, à Tarente, on s'occupait toujours de philosophie pythagoricienne , et qu'on y lisait les livres d'Archytas. A partir de ce moment seulement, c'est-à-dire vers le commencement du ii^ siècle, on ne trouve plus ni représentants ni livres de la philosophie pythagoricienne.

C'est une histoire bien singulière que celle de ce L. Petilius, greffier, scriba^ qui en 181 av. J.-C, à la suite de fouilles pratiquées dans son domaine , découvre deux timbres de pierre, contenant l'un les os, l'autre les écrits de Numa. Ces écrits se composaient de 7 livres en latin, concernant le droit pontifical, et de 7 livres en grec^ dont le contenu, suivant Varron 3, était d'un caractère purement théologique , mais suivant Pline, Tite-Live et Plutarque d'un caractère philosophique et pythagoricien ^. Tous ces livres furent brûlés , presqu'aussitôt que découverts, le préteur, Q. Petilius, ayant affirmé qu'ils étaient de nature à compromettre la religion, pleraque dissolvendarum religionum esse^ Il est hors de doute que ces livres étaient supposés , que Numa n'en était pas l'auteur et que leur contenu n'était ni philosophique ni

goricicns, dont deux seulement, Arrhippe et Lysis, échappèrent. L'omission du nom d'Arésas indique qu'il s'agit d'autres cirL'onstances. D'ailleurs, en ajoutant ■xpôvto (x^^ ys uaxepov, et en le comptant comme le quatrième successeur de f'ythagore, lamblique le rapproche de Diodore, dont l'époque n'est pas d'ailleurs fixée avec précision.

* Cic, Cat , l'2. Veterem orationom Arrhytse quse mihi tradita est Conf Plut., Cat. maj., t. Il eï>t hier, dilficile d'admeilie que l luiarque ait admis comme historique la pure fiction d'un fait si précis et ^i ciiconslancié

2 riularque (iV^m , '±% dit qu il y en ava^l 24. dont 12 de chaque espèce.

3 Cité par S Aug . rfe Civ. D., Vil, 18. Sacrorum institutoi u»n causae cur quidque in saciis fuerit insli ut .ra.

Plut.. H. Nat., Xlll. 13. Philosophise scripta. T. Liv., XL, 29. Septem Grœci de disciplina sapiiutiae, quse illius setatis esse poluit. Adjicit Antias Yalerius Pyihagoricos fuisse Plut.. ISum., 22. ôtoôexa èï aXXaç èXX-^vtxàç çtXoaôçouç.

* T.-Liv., 1. I.

pythagoricien, les Romains du second siècle avant J.-C, ne sachant encore ni ce que c'était que la philosophie ni ce que c'était que la philosophie pythagoricienne Que veut donc dire cette histoire ? Rien , si ce n'est qu'on couvrait du nom vague, célèbre et mystérieux de Pythagore les superstitions et les pratiques des cultes orphiques et dionysiaques qui ressemblaient par certains côtés inférieurs au pythagorisme, et dont la diffusion rapide et générale menaçait l'orthodoxie et la politique romaines. Ce mouvement religieux et révolutionnaire fut arrêté par des répressions sévères prononcées par des commissions mixtes. Rome devait attendre plus de cent ans encore avant que quelques-uns de ses plus illustres enfants s'intéressassent aux sciences spéculatives et à la philosophie.

On ne comprend même guère qu'il ait pu se trouver au milieu du dernier siècle av. J.-C, à Rome, un romain qui s'éprit de la philosophie pythagoricienne et la fit sortir du repos et du silence où elle était comme éteinte. Ce restaurateur du pythagorisme fut, au dire de Cicéron^, le préteur P. Nigidius Figulus, son ami, ardent partisan de Pompée, et condamné en 46 par J. César à l'exil, où il mourut. C'était sans doute un homme d'une science très variée ^ et comparable pour l'étendue de ses connaissances à Varron ^;

1 Senec, Qu. Nat , VII, 32. Pylhagorica illa invidiosa turbse schola prœceptorem non invenit.

2 Cic, Tim.y I. Hune exstitisse qui illam revocaret (ou lenovarel) disciplinam Pythagoreorurn. S Jf^rôme (Euseb , Chron , a. 1972 = 709 ou 45 av J.-Cli ) se borne à l'appeler Pythagoricien : « Nigidius Figulus Pylhagoricus et niagus in exilio moritur ».

3 A.-Gell., A^. Atiic, IV, 9. Homo, ut arbitrer, juxta Varronem doctissimus. Id., id., XIX, 14.. ^tas M. Ciceronis cl C. Csesaris... doclnnarum mulliforniium variarumque aitium quibus humaniias erudita est, culumina habuit M. Varrunem et et P. Nigidiura... Nigidianse commentaliones nun perinde in vulgus exeunt, et obscurilas subtihtasque earuni, tau(|uam paruui uiilis. dt^relicta est.

* Varron (né en 116, mort en 26 av. J -Ch.) fait mention de Pythsgore (De Ling. lat., VII, 3U3. De Re Hiislic, II, 1, 3. S. Aug., de Civ. D., VU, 35. Id., de Ordine, II, 54. Symmach., Ep., I, 4. Censorin,, De D. Nat., 9 et 11). D'où tenait-il ces renseignements ? de Nigidius ou d'Alexandre Polyhistur ? Il avait écrit un poème philosophique. Lact., Div. Inst., 11, 12, 4. u Empedocles de rerum

comme celui-ci, il avait beaucoup écrit, mais aucun de ses ouvrages n'a pour objet spécial la philosophie K C'était avant tout un grammairien, obscur et subtil, un astronome ^ et un physicien 3 fort savant pour son pays et pour son temps. On ne cite de lui aucun principe, aucune formule, aucune maxime philosophiques qui le rattachent au pythagorisme. Tout ce qu'on peut surprendre dans ce sens, c'est un penchant à l'astrologie, au magisme, à l'horoscopie*. Ces pratiques lui valurent des désagréments sérieux : il fut accusé de professer et de propager des doctrines funestes et dangereuses, et de tenir chez lui des réunions secrètes et sacrilèges ^.

natura versibus scripsit, ut apud roraanos Lucretius et Varro. » Parmi ses nombreux ouvrages, plusieurs avaient un contenu philosophique et même pythagoricien.

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