‹ Histoire de la psychologie des GresChapitre 18 sur 34 · De Vamour · texte numérisé non relu

De Vamour

4. Les Kuptai Sd^t sont un des quatre documents que nous a conservés intacts et in extenso Diogène; une scholie de Clément d'Alexandrie les appelle 'ETuixoupou (pwva^, ce qui semble

* Diogène sgoute f et AristoU » faisant allusion à la méthode do Stagirite qui met en tête de tous ses traités dogmatiques un eiposé historique du sujet.

* D. L., X, 26. icapaaitov aÙToO tûv pi6X((i>v.

' D. L., X, 26. otXX'aÙToO etviv 'Entxoupov» çcovaL

^ D. L., Vil, 181. olxeéa 5uvâ|ui y£Ypa(i|&éva.

s On a découvert, en 1753, f Herculanum, enfouie sous les laves de Téruption de 79 av. J.-Ch., une villa contenaol une bibliothèque de 1,700 volumes, carbonisés en majorité, de contenu philosophique et épicurien. On en a déroulé un bien petit nombre, car, à mesure qu'on essayait de les développer, les rouleaux tombaient en écailles. Les principaux fragments concernant la physique d'Epicure, un traité de Philodème contre l'utililé de la musique ; un autre sur la rhétorique, un autre sur la piété, un autre sur la logique, et des fragments de Polystratus Colotès, Phœdrus, Phanias, Caméade, Ghrysippe et Cicéron, ont été publiés pour la première fois par Rosini, VoK Herc, qum supersunt , Naples, 1793-1809; la publication continue. Conf. Ueberweg, trad. angl., 1. 1, p. 201. Gomperz en a réédité quelques-uns.

Chakhit. — PiydioloQie. 15

en garantir rauthenticité. C'était un livre fort célèbre dans l'antiquité, et dont Cicéron traduit le titre par Ratas^ maxime Ratœ^ ou Selectœ sententix^; Sextus les appelle XéÇciç ^y^xdi •. Bien que ces maximes ne soient disposées dans aucun ordre systématique, et qu'elles traitent confusément toutes les matières, comme Plutarque en a fait plus d'une fois la remarque * critique, je ne vois pas de raison pour ne pas admettre avec Cicéron et Gassendi qu'Épicure lui-même a fait ce recueil s, et pour supposer, avec Simplicius suivi par M. Usener, que comme le Manuel d'Épictète ®, il n'a pas été composé par le philosophe lui-même mais extrait de ses livres par un de ses disciples. La chose a d'ailleurs peu d'importance, puisque tout le monde reconnaît qu'elles reproduisent non seulement l'esprit, mais la lettre même des enseignements d'Épicure, <pa)va^.

5. Des choses à rechercher et des choses à fuir^ Trcpl aCpéffecov, qu'on traduisait autrefois, de Sectis'^ ; mais un passage de la lettre à Ménœcéequi dit que toute la morale roule sur la question de savoir choisir et de savoir éviter, Tcepl aîpidcoç xal (puyiiç, détermine le sens du titre et permet même de le compléter en y joignant Tiepl (puywv, dont on faisait sous la forme Tuepl cpuTwv, un volume distinct.

6. De la fm^ Trepl TèXou;, dont Cicéron nous fait connaître le sujet : € In eo quidem libre qui continet omnem disciplinam... totusque liber qui est de summo bono s... ubi omnis

> De Fin.f II, 17. Quis enim vestrum non edidicit Epicuri Kuptac B6^otç,

a De N. D., I, 30.

« Sexl. Enip., Math., 321.

* Cic, de Fin., II, 7. In alio vero libro ubi, breviter comprebensis sententiis oracula edifime sapienliœ Epicurus diritur scribit. Plut., de PylL Orac,

* Gassendi , Diog. L, Notœ p. 127. Libclins fuit in quem Epicurus congesslt praecipuas. Id., de Vit. et Mor. Epie., p. 180. Gassendi lui applique l'éloge que Cicérun faisait de la vie de Crantor : Non nia^us, verum aurcolus, ad verbum eaiscendus libellus, ce qui n'einpéche pas Suidas (v. Eic.) de les appeler xaxà yv(i>pca(xata.

0 In Simplic. comm. in Ënchirid. Proœm... tad eumdem modom quo Ratse sententie ex vaiiis Epicuri libris florilegio collecta svnt. » 7 Jonsius, de Script,, Hut. PhU., I, ch. iO.

* Cic, Tusc, m, 18.

ejus est oratio de summo bono * ». M. Usener * en a recueilli quelques fragments épars dans les auteurs.

7. Du critérium ou le Canon^ cité par Athénée ^ où était exposée la méthode pour arriver à la science des choses réelles *, et qu'on accusait Épicure d'avoir dérobé au Trépied de Nausiphane, son maître. Torquatus l'appelle : t Delapsa de cœlo... ad cognitionem omnium rerum régula, ad quam omnia judicia rerum dirigentur* i... et Velleius, t illo cœlesti Epicuri de régula et judicio volumine ® » .

8 Des Dieux^ qui formait avec le Traité de la Sainteté^ itcpl '0<rtdT7|Toç, et le traité de la Piété^ Tcepl eûcreêe^aç, la métaphysique et la morale religieuse d'Épicure Ils sont cités par Cicéron d'un ton ironique : t At etiam de Sanctitate^ de Pietate adversus Deos libros scripsit... ludimur ab homine ^.

9. De la Pratiqua de la Justice^ Tuepl SixaioTupay^aç, ou plutôt de la manière d'agir conforme à la Justice.

10. De la Justice et des autres Vertus y que Philodème hésite à considérer comme authentiques ^, comme la lettre à Pythoclès sur les Phénomènes du Ciel ®.

Page 1