‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 106 sur 268 · Fte d« Ukxni Césaire, liv. I · texte numérisé non relu

Fte d« Ukxni Césaire, liv. I

faction aux catholiques de son empire, il avait triomphé de sa répiiugnance à correspondre avec les évêques de Rome. Il annonçait à]H'ormisdas qu'il avait convoqué un nouveau concile pour essayer encore une fois de concilier tous les partis, qu'il lui avait assigné la ville d'Héraclée dans la Thrace, et il invitait le pape à y assister. Hormisdas accueillit avec joie cette avance inespérée. Mais il y vit un acte de repentir et de soumission, et il en perdit tout le fruit par la roideur de sa vanité. Les instructions qu'il remet à ses cinq légats entrent dans des détails si minutieux qu'elles en sont ridicules*. Il leur trace les pas qu'ils doivent faire, la manière dont ils répondront aux égards qu'on leur témoignera. Il indique même le moment où ils devront verser des larmes de reconnaissance. Mais il en revient à la lettre de saint Léon, au concile de Chalcédoine, à la condamnation d'Acace, et leur défend de passer outre si l'empereur et ses évêques ne commencent point par satisfaire aux exigences du saint-siége. Anastase contient son impatience. Il veut bien condamner Eutychès et Nestorius, recevoir le concile de Chalcédoine^, mais il voit de la dureté dans l'obstination qu'on met à vouloir forcer l'Église et l'empereur d'Orient de reconnaître la condamnation d'un patriarche de Constantinople, par cela seul qu'un évêque de Rome l'a prononcée. C'était précisément pour le juger qu'Ânastase assemblait le concile d*Héraclée, et on voulait lui imposer un jugement tout fait, sans lui

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