‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 105 sur 268 · Voy. Grégoire de Tours et autres · texte numérisé non relu

Voy. Grégoire de Tours et autres

Mais j*aime mieux le voir parcourir les provinces de la Gaule pour réprimer les abus qui s'introduisaient dans les églises, Vendre l'argenterie de la sienne pour secourir les pauvres et les orphelins, pour payer la rançon des

captifs, ou porter les doléances des peuples aux pieds de Théodoric. Traduit par des calomniateurs au tribunal de ce prince, il y parut avec la dignité d'un apôtre, et Théodoric le renvoya comblé d'honneurs et de présents, en s' écriant : c Que Dieu punisse ceux qui ont fait faire

> inutilement un si long voyage à ce saint homme i J*ai

> tremblé en le voyant. Il a un visage d'ange; et il n'est 1 pas permis de mal penser d'un personnage aussi véné- » rable. » Symmaque lui montra les mêmes respects etie nomma son vicaire dans l'Espagne et dans les Gaules* .

Ce fut un des derniers actes de son pontificat. Il mourut le 19 juillet 514, laissant la puissance du sainlsiége un peu afiaiblie à son successeur Hormisdas, qui lui rendit quelque autorité sur les Orientaux. Mais le hasard y eut plus de part que son adresse. La réputation de son esprit et de sa capacité était parvenue jusqu'à la capitale de l'Orient; et l'empereur Anastase, le croyant plus modéré que les autres, lui écrivit pour le prier de l'aider à pacifier son Église. La rivalité des sectes y entretenait la discorde. Les peuples étaient divisés comme les prêtres; et dans Constantinople même la populace ne pouvait souffrir qu'un hérétique dominât dans Sainte- Sophie. L'empereur avait vieilli au milieu de ces désordres, il en était fatigué, et pour donner quelque satis-

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