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raent soutenu par Tempereur. Si, loin de Byzanee et avec Taide d'ÂnIonine, on pouvait transgresser les ordres de Justlnien, c'était plus que difficile dans sa capi-^ taie et en sa présence. Vigile trancha la difficulté en essayant de tromper les deux partis.. Il fit publiquenient profession d'orthodoxie; il écrivit même à Justinien qu'il gardait la foi de ses prédécesseurs, qu'il condamnait Anthime, Sévère, et tous les partisans d'Eutychès ^ Il félicita enfin Mennas de sa persévérance à lea poursui- Tre« Mais en mAme temps il envoyait des lettres à ce même Anthinle, à ce même Sévère, pour leur assurer qu'il partageait leurs opinions, qu'il rejetait les deux natures en Jésus-Christ et la lettre de saint Léon; en les engageant toutefois à lui garder le secret > jusqu'au moment sans doute où 11 serait permis d'éclater. Il fut dans tous les temps de ces hommes à double face, à qui ne coûte aucune fourberie, mais il est fâcheux de les rencontrer chez le prétendu dépositaire de la justice di-* vAe.
Justinien, pendant ce temps, oubliait tous les soins et lit dangers d'un empire menacé par les Perses, pour les controverses théologiques. Il aimait ces disputes qui renaissaient sans cesse, discutait aveo les évêques de tous les partis, et se complaisait à leur imposer ses opinions comme des articles de foi. Il était le véritable pape de rOrient, réglant les matières ecclésiastiques, les droits de réplscopat, l'administration des églises, les ordina-