ConeUet, t. Y, p. 3S
• chapitres^ il dit maintenant anathème à ceux qui les » condamnent. Cette condamnation que vous avez pro-
• noncée vous-même a reçu l'approbation de l'Église grec-
• que. Que vous restera-t-il d'autorité si un étranger peut i renverser d'un mot les actes de cette nature? i L'organe des Acéphales et de Théodora poussa plus loin ses témérités. Il fit relire publiquement l'édit de Justinien, il en fit afficher des copies à la porte des églises de Gonstantinople. Vigile en accusa l'empereur qui l'ignorait sans doute, je n'en réponds pas; et il demanda la suppression des affiches. Les Acéphales n'en tinrent pas compte, et le malheureux Vigile fut contraint de se réfugier dans l'église de Saint-Pierre avec l'évêque de Milan que lui avait ramené sa résipiscence. Justinien se déclara cette fois en ordonnant au préteur de l'en faire sortir. Mais le peuple s'opposa à cette violence. Il fallut négocier avec l'évêque de Rome, et il ne rentra dans son palais que sur la parole de l'empereur qu'il ne lui serait fait aucun mal.
Cette parole fut violée par les Acéphales, qu'animait l'impératrice. Vigile fut maltraité, souffleté, traité d'as* sassin S forcé de s'échapper pendant la nuit et d'aller se réfugier à Chalcédoine, dans l'église de Sainte-Euphémie. Il revint cependant à Constan tinople; mais il n'assista point au concile qu'il avait demandé et qui fut ouvert le 4 mai 553; et le 14 du même mois, informé que ce concile venait de condamner les extraits de Théodore de Mopsueste, il n'attendit pas qu'on en vint à Théodoret et à Ibas. Il déchira son judicatum^ et par un nouvel acte