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puissance. L'abandon de Rome par les Césars est un argument sans valeur, puisqu'ils avaient des préfets dans la ville éternelle. On en trouve dans tous les temps. Nous avons eu Toccasion de citer Prétextât, qui Tétait sous Valentinien P% et qui aurait préféré l'évêché de Rome à la préture. Nous en retrouvons sous Ckioacre, sous Théodoric, sous les exarques de Ravenne. Le second et le troisième Grégoire se regardent constamment comme sujets de Tempereur. C'est à l'empire et non à eux qu'ils font restituer les provinces conquises par les Lombards. Les images des empereurs régnants sont placées dans les églises et les palais de Rome, la monnaie est frappée à leur coin. C'est seulement en 740 que l'image de Grégoire III y est substituée, c'est à cette même époque qu'on n'admet plus celles des empereurs dans les palais. Les lettres des Papes sont sans cesse datées des années du règne des Césars. Le sénat romain continue ses bassesses même sous les exarques, et reconnaît les empereurs d'Orient ; la domination impériale dans Rome se manifeste par tous les actes qu'on y reçoit ou qu'on y signe jusqu'au pontificat d'Etienne III. C'est vers ce temps, c'est entre les années 756 et 776 que la prétendue donation de Constantin fut fabriquée par Isidore Mercator; et Muratori pense que ce fut à l'instigation du pape, pour insinuer à Pépin et à Charlemagne l'idée d'en faire autant *. La première objection qui se présente à l'esprit, c'est que la donation de Pépin aurait été inutile, si celle de Constantin avait existé.