‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 17 sur 268 · GO · texte numérisé non relu

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sans tenir loinpte des autres évéqucs mentionnés dans le décret d'Aurélien, et Ton invente un concile de Latran où Paul de Samosate aurait été jugé en dernier ressort par le pape Denys, et cela sur l'autorité tardive de Pierre de Marca, qui, après s*ctre fait gallican pour obtenir du cardinal de Richelieu le titre de conseiller d*État, s'était fait ultramontain pour arracher au pape Innocent X sa nonrtination à Tévéché de Couserans. Mais Tassertion de Marca fut victorieusement refutée, cinquante ans après, par le cordelier Pagi*, et le concile romain relatif à Paul de Samosate, dont personne n'avait parlé dans le temps, en est encore à chercher sa place dans l'histoire de rÉglise.

Mais le pape Denys, le plus modéré, le plus modeste des hommes, ne se doutait pas que, plus de treize siècles après lui, un impudent commentateur lui eût prêté ces témoignages de suprématie. Il est plus certain que la lettre synodale des juges d'ArUioche ne lui était point parvenue et qu'elle fut seulement reçue par son successeur Félix 1", car le décret d'Aurélien n'a été rendu qu'au temps de ce nouvel évêque; et c'est lui en effet qui accorda sa communion à l'évéque Domnus après l'avoir retirée à Paul de Samosate. Les actes des papes Eutychien, Caïus et Marcellin n'offrent rien qui tienne à mon sujet, depuis l'an 275 jusqu'en 303. C'est cependant l'époque de l'hérésiarque Manès et de ses deux principes renouvelés de Zoroastre, et embellis d'une foule d'extravagances, qui, suivant l'opinion de saint Augus-

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