Concilet, t. VU, p
réalité il n*a jamais exercée. D invoque l'exemple de Gharlemagne qui lui a rendu les villes et châteaux volés par les Lombards au patrimoine de saint Pierre ; et les partisans de la donation devraient se déclarer condamnés par ces paroles de celui-là même k qui elle aurait été faite ; et c est en eflet ainsi qu'on doit entendre cet acte de la munificence impériale. Adrien s'étonne enfin que Taraise ait encore pris le titre de patriarche universel qui lui donnerait la primauté sur TÉglise de Rome, et le revendique pour lui-même. Tout cela prouve que chacune des deux Églises maintenait toutes ses prétentions, et que les Grecs persistaient à ne pas reconnaître la supériorité des Latins. Adrien passa néanmoins sur ces détails, et fit partir des légats pom'Constantinople, reconnaissant ainsi le droit de convocation dont avaient usé Tempereur et sa mère.
Une sédition d'Iconoclastes, qu'Irène eut quelque peine à réprimer, l'engagea à choisir la ville de Nicée pour cette réunion d'évêques; et c'est là que, le 24 septembre 787, fut ouvert ce concile qui fut le septième des œcuméniques. Les légats de Rome y furent nommés avant le patriarche deConstantinoplequi semblait abandonner ainsi son titre d'universel. C'est lui cependant qui exposa l'objet de cette assemblée, mais en lisant la lettre du pape il eut soin d'oublier les passages relatifs à ce titre et au patrimoine de l'Église romaine *. Taraise craignait, dit-on, que les reproches du pape n'eussent blessé et dispersé les Orientaux, et les légats n'en réclamèrent point la