Conciles, t. VII, p. 422 elsuiv
lecture. Le concile qu'avait tenu Copronyme fut cassé sans la moindre opposition; et tous les évêques iconoclastes vinrent l'un après l'autre abjurer leurs doctrines, suivant l'usage constant de ces perpétuels imitateurs de la croyance impériale. Le culte des images fut rétabli, mais pas tout à fait comme l'entendait l'évêque de Rome. On décida qu'elles seraient honorées en mémoire et pour l'amour des personnages qu'elles représentaient. On donna à cet hommage le nom de culte relatif, d'adoration ou salutation honoraire, qu'on opposait, suivant les expressions de l'évêque de Meaux*, au culte suprême, à l'adoration de latrie, laquelle était réservée à Dieu seul par le concile; et le pape se contenta de cette décision, qui n'était au fond qu'une explication de sa propre doctrine. Mais les évêques de la Gaule ne pensèrent pas comme le chef de leur Église et n'adoptèrent point la formule du concile. Leurs relations avec le saintsiége s'étaient relâchées à tel point qu'ils connaissaient à peine sa véritable opinion sur les images. Ils se bornaient à les considérer comme de simples ornements, et ne permettaient pas qu'on les adorât. Les termes équivoques de culte relatif, d'adoration honoraire offusquaient leur intelligence. L'approbation du pape leur fit croire qu'il avait accepté l'opinion des Grecs, ou leur révéla peut-être qu'il avait ordonné ce culte dont ils ne voulaient point. Une protestation fut en conséquence dressée par eux, consentie par Gharlemagne au nom et par l'autorité duquel elle fut publiée*. Les évêques