Desmarets, Tab. des Papa, p
î. Théop., p. 439.
des deux fils de son maitre. Ce cinquième Léon rompit encore une fois avec Rome en protégeant ouvertement les Iconoclastes et en chassant et persécutant les évêques qui persistaient à adorer les images.
C'est pendant cette persécution que mourut Gfaarlemagne, le 28 janvier 814. Son testament renfermait une clause qu'il est difficile de concilier avec la donation qu'on lui attribue, puisqu'il nomme sa ville de Rome au nombre des vingt et une métropoles de son empire dans la distribution qu'il leur fait des deux tiers de ses meubles. Cologne et Mayence y sont mentionnées au même titre avec Milan et Ravenne. Un Mémoire, daté de 814 comme ce testament, nous donne une triste idée de la situation de rÉglise de France. Les évêques et les comtes se disputaient leurs biens et leurs vassaux. Ils étaient sans cesse divisés d'intérêts. Les évêques et les abbés s'immisçaient dans toutes les affaires domestiques. Ils accroissaient leurs domaines par tous les moyens possibles, promettant le paradis ou menaçant de l'enfer, opérant des confiscations à l'aide de faux témoignages, dépouillant enfin les familles à leur profit. Charlemagne demande si c'est ainsi qu'ils entendent quitter le monde et si cette cupidité est conforme aux commandements de Jésus- Christ <. Le pieux monarque s'y plaint encore de personnes viles qui remplissaient les monastères, dont les abbés, disait-il, préféraient le nombre à la qualité. Ce Mémoire semblait prévoir les désordres qui devaient s'en suivre sous un roi faible, et le règne de Louis le Dé-