Capit. (Tinterrogalions, p
bonnaire ne justifiera que trop ce pressentiment. Les cinq conciles d'Arles, de Reims, de Mayence, de Châlons et de Tours essayent en vain d'arrêter ces scandales et beaucoup d'autres par des règlements qui ne sont pas exécutés et qu'on sera longtemps obligé de renouveler. Je n'en parle que pour répéter qu'ils furent assemblés par la seule autorité de Charleniagne, et que tous les canons en furentsoumisà son approbation suivant l'ordre qu'il en avait donné *.
Nous devons préciser à notre tour quelle était à la mort de ce grand homme la situation de la papauté. Sa puissance temporelle était nulle, son autorité spirituelle fort amoindrie, ou ramenée si l'on veut aux conditions que Constantin lui avait faites et que Grégoire le Grand avait respectées. Elle était reconnue en droit, mais négligée souvent par les Papes eux-mêmes et plus souvent enfreinte par les évêques. On voit l'évêque de Rome plus occupé de se soustraire à la domination des Césars d'Orient, qu'à combattre la rivalité de ses patriarches. En transmettant l'Empire au roi des Français, il n'a fait en définitive que changer de maître. On ne sait au juste ni ce qu'on lui a donné de territoire, ni comment il en a joui. Les quatre villes que j'ai si souvent mentionnées ont été désignées de deux manières; et elles sont tellement dispersées dans l'Ombrie, dans le Ferrarais, dans la marche d'Ancône, dans l'exarchat de Ravenne qu'il est impossible d'en faire une principauté quelconque, et de leur donner un souverain unique. Ce