‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 181 sur 268 · L'Astronome, an · texte numérisé non relu

L'Astronome, an

du bienheureux saint Pierre, qu*il Taida à descendre de cheval et lui donna la main pour le conduire à l'église*. «Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur,» dit Tempereur. « Béni soit celui qui nous a fait voir un nouveau > David, » répondit le pape, et ils prièrent ensemble après s'être embrassés. Etienne V s'en retourna après l'avoir sacré, et ne reparut à Rome que pour y mourir le 22 janvier 817.

Pascal !•% fils de Bonose, lui succéda deux jours après, et il parait qu'il n'attendit point l'approbation de l'empereur pour se faire sacrer. Léon III en avait fait autant du vivant de Charlemagne, sans que l'histoire nous ait dit ce qu'en avait pensé le souverain qui venait d'imposer cette obligation à tous les évêques. Pascal envoya des légats en France pour s'excuser sur la violence que lui avaient faite le clergé et le peuple; et s'il faut en croire Mézeray et dom Bruys, l'empereur Louis, blâmant la précipitation du nouveau pape, enjoignit auxRomains de ne pas renouveler cette atteinte à la majesté impériale. Les écrivains ecclésiastiques prétendent au contraire que, par son fameux capitulaire ego Ludovicus^ l'empereur affranchit les Papes de cette confirmation *. Mais cette assertion est démentie par l'histoire qui rapporte plusieurs actes de soumission à cette règle invariable par les successeurs de Pascal. Il y a dans ce capitulaire des articles bien plus importants. C'est là qu'on trouve une quatrième donation, qui confirme celles de Pépin et de Charlemagne, et dont les principales clauses sont traitées

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