Ann. de Baron., illi
Uon solennelle*. Pascal le voulait eonuM'.éuv, mis son ennemi était tout-|>uissant dans ta jûrovince romaine «i!^:» el le contraignait à dissimuler. L'ablH de Montcassin fiit victime de cette contrainte. L'évêqiie Léon d*Ostie^ qui nous a transmis ces détails, alla le déposer de son abbaye au nom du pape et le relégua dans son évêché de Segni,' pendanHiu'à Tinstigation secrète de Pascal les évèques . ;^«' , arrivaient de tous les côtés pour tenir un eoiioile» ^M^ • s'assemblèrent au nombre de cent dans le piÀib delÀ- 3|^ tran le 18 mars 1112: Leîpape y raconta sa capti^té, sa / faiblesse ; mais il ajouta qu'il avait ttàt avaient de oe point excommunier Temperour et q^'il ne TOuU||lp(Mttt manquer à sa parole. Les évéques le comprireat^^n des deux Français qui assistaient à ce concile, Girard d'Angoulême, proposa d'annuler le décret extorqué par le roi Henri V, et tous prononcèrent la nullité d'une concession, que réprouvaient, disaient-ils^ les Écritures et les conciles.
Godefroyde Viterbe, auteur contemporain, assure que ne voulant point prendre part à ce qu il regardait comme un parjure, Pascal voulut renoncer au pontificat; que considérant toutefois cette cession des investitures comme criminelle, il se déclara indigne de gouverner l'Église. Mais, selon cet historien, le concile rejeta cette démission et le contraignit à rester sur le saint-siége. Il en reprit alors toute l'autorité. Il souffrit qu'Henri V fût déclaré l'ennemi de l'Église comme son père; il enjoignit aux évéques d'abandonner les cours, de ne plus s'armer pour
' les rois, de refuser désormais des marquisats, des comtés, des domaines qui justifiaient les investitures laïques. II y a dans ces lettres des aveux qu'il est important de recueillir. En permettant au nouvel empereur, à son cher fils Henri V, d'user pendant sa vie du privilège qu'il lui a cédé, il avoue que ce privilège appartenait manifestement à Charlemagne^ à Othon le Grand, à tous ses prédé- 'cesseurs*. Hais il écrivait en même temps à Tarcheréque^ ' de Vienne, son légat en France, qu'il condamnait, qu'il annulait tout ce qu'il avait acordé pendant sa prison, et qu'il se conformait en tout aux canons des apôtres et des conciles, aux décisions d'Urbain II et de Grégoire Vil *. Son légat assemble des conciles à Vienne, à Beauvais pour confirmer les actes de celui de Latran, et il annonce au pape qu'il les a convoqués par ses ordres. Yves de Chartres, le plus célèbre casuiste du temps, écrit que le suprême pontife avait dû prévenir la ruine de son peuple. Il rappelle les trois reniements de saint Pierre, réparés par sa confession. Il soutient que ces chutes sont nécessaires pour rappeler aux hommes leur faiblesse, et les empêcher de retomber ; il ne voit pas d'hérésie dans rinvestiture, et conseille au pape de ne point provoquer un schisme par des anathèmes, qu'il dit être condamnés par saint Augustin. Geoffroy, abbé de Vendôme, rejette tous ces ménagements. II n'admet pas la ruine du peuple de Jésus-Christ ; il soutient au contraire que l'investiture est une hérésie, que l'anathème était juste, et que si le pape