Will. Uê\m,, p. 181 ; Orderîc Yiial, p. 910 et suiv
çaient d'en appeler à Rome. Le roi ne voulait point céder, et les évéques n'osaient aller jusqu'à ranathëme. Les comtes commençaient à tirer leurs glaives. Cette rivalité épiscopale les importunait, et le concile se sépara de lui-même sans rien conclure. Hais les prélats s'en vengèrent bientôt, quand l'impératrice Matbilde, la fille de Henri P% l'héritière légitime de la couronne, vint la disputer à l'usurpateur. L'évêque de Winchester, plus légat que frère, se rangea du côté de Mathilde et U fit proclamer reine d'Angleterre en répétant ce qu'il avait déjà dit dans le concile : qu'au clei^é seul appartenait le droit d'élire et de sacrer les rois ^ Ainsi Papes et prélats étaient imbus de ces principes; et les souverains les accréditaient par leur faiblesse. « Ainsi, dit Hume dans 1 son histoire d'Angleterre^, tandis que Rome était t déchirée par les schismes et par les factions, la puis-
• sance de l'Église faisait chaque jour des progrès en t Europe. L'ignorance et la superstition des peuples, B qui faisaient sa force, étaient un ressort si commun,
> d'une efficacité si générale, qu'il pouvait réussir dao?
> les mains les plus maladroites. §
C'est là ce qu'attaquait Arnaud deBrescia dentées pe^ sécutions de saint Bernard n'arrêtaient point les prédications, c Cet homme, dit Otbon de Frissingen \ ne
• manquait ni d'adresse ni d'éloquence. Il aimait à se I distinguer par une conduite extraordinaire, contrefai-
> sait admirablement l'homme sage, et cachait sous une