‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 46 sur 268 · Maimb., t. II, Ut. v, p. S · texte numérisé non relu

Maimb., t. II, Ut. v, p. S

la Gaule tranchent un grand nombre de questions canoniques, sans qu'il y soit fait mention de Damase et de ses légats. La même année, les évèques dlllyrie s'assemblent par Tordre du même empereur * pour soutenir la divinité du Saint-Esprit contre les Ariens. Six évéques de cette secte y sont députés. Ils appartiennent à l'Empire d'Occident; et cependant le pape romain n'est ni consulté ni sollicité d'approuver la déposition, et aucun des condamnés ne songe à profiter de la faculté d'appel au saint^siége que leur donnent les canons de Sardique. II s'agit cependant d'une question fondamentale, du mystère même de la Trinité, et Valentinien n'en réfère point à Tévéque de Rome. C'est lui, c'est César qui ordonne de publier partout cette confirmation de la Trinité consubtantielle ^ ; il fait plus, il y joint une sorte de mandement impérial où il explique aux évéques ce que le concile de Nicée a entendu par l'incarnation du Verbe, il définit longuement ce mystère, il leur enseigne ce qu'il faut croire et il étend même son autorité spirituelle sur les Églises catholiques qui sont sous la domination de son frère Valens. Il dit aux évéques de Phrygie et d'Asie: Vous prêcherez la foi de Nicée sans examiner si cette foi est celle du prince qui règne dans vos contrées, vous distinguerez ce qui est à Dieu et ce qui est à César.

Ces paroles sont d'une grande importance ; et dans les circonstances où Valentinien les cite, elles ont un sens

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