‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 54 sur 268 · S. 1er., Contre. VigU · texte numérisé non relu

S. 1er., Contre. VigU

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fondateur de 1^ vi0 ptonastiqu^ op vepi^ f^Y^c QU^le rapidité dégMPéraient les vertus c^^rétienne^, si Vq^ p^ut appeler ver(H cette ei^istence s^qs utili^ pour rÊglise eH pour le monde. Ce Joyinien ne 3e contentait pas d*offrir aux Romains le sa^nd^Ieu:^: contras^ 4 une vie 4e plaisir ^vec les 4eY0irs de sa profession. Il prêchais Tégali^ 4^ tQi^s les péchés devant f)ieu, Tabsolil^ion de K)us par \p Jjaptême, II souquait contre sajpt Jérôpie que les v^live^ et les femmes mariées ^v^ient autant 4e m^^^ite que les vierges, toutes choses qu'il n'avait osé prêcher 4ev^pt s^int Amhroise pen4^nt spfi séJQiir à Hilan. M^^s il ^v^t trouvé plus d'indHigenee d^ns Rome, et i] n'y fut att^q^^ que p^r la correspondance 4e saint Jérôme qui du fond 4e sa retraite de Bethléem veillait à la puretfî de la fpi. Il fallut que )e sépeteur P^min?que, e)$:citéparles lettres de son éloquept ami, avertit le pape Syripe des progrès de cette hérésie; et ce fut seu}eme|it alors que, rassemblant quelques éyêques de la proyinee, Tcvêque 4^ Qpm^ fit condamner Jovinien et ses adhérents. Il les fit même suivre jusqu'à Milan, où ce§ hpi'^Mques s étaient réfugiés pour eu appeler sans doute à Tempereur; ^t ^vec Taide de saint Amhroise, il en obtint le bannissement des coup^hlps,

Disons toutefois que cet incident fit éclater la modestie 4e Syrjce. Il montra combien il étgit éloigné de suivre les orgueilleuses traditions de Jules et 4p Damase. Ses légets UP parlèrent point en maitres. Sg lettre à TËg}!^ de Milan donne le titre de frères à saint Ambroise et à ses sufTragants. Il leur dit : ro^re sainteté. Ses paroles respirent régalité la plus parfaite. Il va même jusqu'à f^re cpn-

firmep la sentence de son synode romain par tapi évéqvm de la haute Italie ; et rien dans la réponse de ces préiati au nombre desquels ne figurait même pas rdvéque de Milan, rien ne laisse percer une pensée d'infériorité. Ib félicitent seulement TévêquQ de Rome du. soin qu'il a mis à garder la porte qui lui est confiée. Syrice monini la même réserve dans la poursuite de Bonose, évéque de Sardique, qui niait aussi la virginité perpétuelle de Marie et même la divinité (|e Jésus-Christ. Cette vUte dépendant de la métropole de The^salonique, il Qt renvoyer l'affaire au métropolitain Anysius par un concile assemblé à Capoue. Mais la mort du vieux Paulin, arriva pendant la tenue de ce concile, vint réveiller TanmeQ schisme d'Antioche qui avait troublé et divisé les dauK l^lises ; et la modération de Syrice fut ébranlée sans • doute par les conseils de ses frères et par des ressentf'ments qui n'étaient pas encore apaisés. Le dédain q^'à l'occasion de ce schisme les Pères de Constantinople avaient montré pour Topinion des Occidentaux, était toujours présent et amer aux évêques d'Italie. Ils le hâtèrent de reconnaître le nouvel évêque Évagrius, que la faction des Paulinistes avait sur-Ie^cbamp opposé à celui qu'avait déjà consacré le parti de Mélèce ; et en souscrivant la reconnaissance d*Évagrius, Syrice oubliait les principes conciliateurs que les Occidentau)^ avaiept invoqués eux-mêmes en faveur de Paulin. Mais que fopt les principes contre les passions huniaines? Disops cependant à la louange de ce pape, que, lorsque Évagrius, repoussé ou chassé par les amis de sen compétiteur Flavien, fit un nouvel appel au siège de flome.

Syrice, se rappelant tout à coup les canons de Sardique, ne se crut pas en droit de se faire l'arbitre souverain de ce litige. Il le fit renvoyer par ce même concile de Capoue devant le métropolitain d'Alexandrie et les évêques d'Egypte co[nme les plus proches voisins de la province d'Antioche.

Flavien ne reconnut ni l'appel ni la juridiction. Il déclina la compétence des Égyptiens ; et Syrice, une fois engagé dans ce débat, en appela à l'empereur lui-même. Ainsi, aprè^ avoir respecté les droits de ses coévêques, il reconnaissait encore l'autorité des Césars en matière ecclésiastique; et il est permis de dire que si les successeurs de ce pontife avaient imité son respect pour les saines doctrines de VËglise^ les guerres et les désordres que j'aurai à raconter, n'auraient ni troublé lii ensanglanté le monde catholique. Théodose accepta l'appel de. Syrice, et il est probable que, pendant son séjour en Italie, ses évéques l'avaient entretenu de cette querelle. Théodoret a même écrit que Syrice lui avait reproché de laisser en paix les tyrans qui attaquaient la loi de Jésus- Christ et de n'abattre que ceux qui s'élevaient contre luimême*. La vivacité de ce reproche ne va point au caractère de ce pontife ; et Théodoret, qui n'avait alors que neuf ans, pourrait bien l'avoir supposé quarante ans après. C'était exagérer en effet l'importance d'une cause où n'entrait aucun soupçon d'hérésie^ qui n'était au fond qu'une question de rivalité, qu'une pique entre les deux Églises. Théodose le sentit lui-même, et placé entre deux

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