‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 79 sur 268 · Reserit da 3 janvier · texte numérisé non relu

Reserit da 3 janvier

% Fleary, Mv. XXIV, ch. ix.

Baronius, qui oppose souvent des faits imaginaires à ceux qui constatent les droits de la puissance civile et la subordination des évêques de Rome aux empereurs, avance que le concile"n'en.fut pas moins tenu le 1" juillet suivant *, que deux cents évêques y assistèrent, et que là seulement fut prononcée la déchéance d'Eulalius. Mais les actes de ce concile n'existent nulle part; et les deux édits d'Honorius ont été recueillis par Thistoire. Ce n'est point d'ailleurs au mois de juillet que Boniface prit possession de son siège, c'est au mois d'avril; et le 13 juin suivant il écrivait aux évêques des cent provinces de la Gaule, au sujet de Maxime, évêque de Valence, qui, déposé par un synode pour crime d'homicide et de manichéisme, ne' cessait de protester contre cette sentence. Boniface maintient dans cette lettre les droits des synodes provinciaux et n'évoque point l'affaire à son tribunal; mais les flatteurs du saint-siége ne s'arrêtent point à ces témoignages d'une prise de possession qui les contrarie. Ils tiennent à leur fiction du concile de Ravenne, et au prétendu décret de ce concile en faveur de Boniface, tandis qu'il est avéré que le choix de ce pontife fut un acte de la puissance impériale.

Le Père Pagi ne le nie pas dans sa Critique historique et chronologique. Mais il se demande de quel droit Ho-^ norius s'est mêlé de cette querelle. Il regarde son intervention comme une nouveauté, ^ce qu'il est assez difficile de soutenir. Il ajoute que cet exemple a autorisé les empereurs et les rois d'Italie à prendre connaissance de

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