‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 3)Chapitre 48 sur 105 · Ann* Bertini · texte numérisé non relu

Ann* Bertini

son père et Vépée que Charles le Chauve avait reçue du saint-siége, pour les forcer à le reconnaître pour roi. Quoique déjà sacré par le vieil Hincmar, il voulut l'être encore par le pape. Il le fut le 7 septembre 878. Mais Jean VIII refusa de couronner la reine Adélaïde parce qu'une première femme du roi vivait encore. C'est le seul acte de rigueur dont on puisse le louer. 11 en vînt enfin au but de son voyage, mais les secours matériels qu'il sollicitait étaient moins faciles à obtenir. Il eut beau commander aux évêques de le suivre en Italie avec leurs vassauit, et dire à Louis le Bègue qu'il était le ministre de Dieu contre les méchants, qu'il portait le glaive pour frapper les ennemis de Dieu; le roi et ses évêques répondirent qu'ils avaient besoin de leurs soldats pour combattre les Normands, pour arrêter leurs incursions. Ils ne lui accordèrent que des larmes et des prières contre les Sarrasins dont ils n'avaient rien à craindre. Louis le Bègue, qui lui en voulait sans doute du refus qu'il avait fait de couronner la reine, ne lui témoigna d'intérêt qu'en ordonnant aux évêques d'aller défendre leur père. Mais ils suivirent son exemple plutôt que ses ordres. Agilmar, évêque de Clermont, fut le seul qui obéit à ce double commandement «.Le pape se plaignit même de la tiédeur du métropolitain de Milan qui avait à peine plaidé sa cause dans le concile. Il n'eut à se louer que du comte Boson d'Arles, qui assura son retour en Italie et qu'il récompensa par le titre de son fils adoptif. Les évêques de Provence y ajoutèrent celui de roi Tannée

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