‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 3)Chapitre 55 sur 105 · Frodoard^ an · texte numérisé non relu

Frodoard^ an

était eaoone trop jeane, elle lafesa passer Léon YI et Etienne Vin sur te stint-siége. Je ne puis cacher cependant un éminent service rendu par Jean X en Italie. S*il fut un mauvais pape, il fut un asscE bon guerrier ; car il défit les Sarrasins en bataille rangée et fit passer au fil de r^pée tous ceux qui n*avaient pu se rembarquer. Léon VI voulut être bon pape, on Ven punit par un assassinat. Etienne VIII fut tenté de Timiter, ]a mort ne lui en laissa pas le temps; et Rome fut enfin au bâtard de Marozie qui avait at^int sa vingt*cinquiènie année et qui porta le nom de Jean XI; c'était en 931. Il se montra digne de son origine et fut puni comme il le méritait. Mais les criminels de ce temps n'étaient châtiés que par des hommes plus criminels encore. Albéric son frère, fils incestueux de Marozie sa mère, leur enleva la ville de Rome et les fit enfermer dans le château Saint-Ange, où Jean XI finit ses jours. Albéric resta maître de Rome et de l'élection des Papes. Fleury fait supposer qu'il s'en passa pendant trois ans *. Léon VII, Etienne I)^, Martin III et Agapet II furent ses créatures. Frodoard exalte la sagesse et l'esprit du premier ; le second s'étant rendu odieux au peuple ou à son protecteur, fut défiguré à coups de sabre ; le troisième essaya vainement de réformer les mœurs des moines et du clergé ; le pontificat du quatrième ne fut signalé que par le couronnement de Bérenger II, fils d'un marquis d'Ivrée et d'une fille du premier Bérenger. A sa mort, le saint-siége fut donné à un enfant de douze ou de dix-huit ans, le 9 janvier 955. Ce-

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