Lnitprand, liy. II
qui n'eut pas plus le temps de lui répondre que son sucoesseur Landon. Le siège de Rome fut donné par la sœur de Marozie à son amant Jean X, qu'elle avait déjà fait nommer archevêque de Ravenne, et qu'elle fit transférer à Rome pour ne plus en être séparée. Et c'est dans ce temps que ces misérables flétrissaient la mémoire de Formose pour le punir d'avoir changé d'Église ! Quel peuple t quel clergé et quels Papes 1 On a nommé ce temps le siècle de fer et de plomb, on aurait dû l'appeler le siècle de boue. Ces pontifes étaient cependant reconnus et sollicités par TOrient. Nicolas le Mystique s'était réconcilié avec le peu de prélats qui avaient autorisé les quatrièmes noces de Léon le Philosophe, et il avait envoyé un message à Jean X pour le prier de ratifier cette réconciliation. Constantin Porphyrogénète, ou plutôt sa mère et régente Zoé. s'associait à son patriarche pour rendre cet hommage au saint-siége. Ils ignoraient sans doute les désordres de ceux qui l'occupaient, mais s'ils les savaient, c'était un grand témoignage de soumission qu'ils rendaient à la chaire de saint Pierre. Un scandale de la même nature était donné en même temps par deux évêques de France et par le clergé de Reims, qui, pressés par les armes d'Hébert, comte de Vermandois, avaient élu pour archevêque un enfant de cinq ans, cinquième fils de ce comte ; et Jean X avait confirmé cette absurde élection. Marozie en délivra Rome eh le faisant étouffer sous un oreiller par le laquais de son mari. Gui de Toscane * ; et comme le fils qu'elle avait eu de Serge HI