‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 3)Chapitre 64 sur 105 · Hist. Univ., t. LXXIX, p · texte numérisé non relu

Hist. Univ., t. LXXIX, p

avec moins d'éclat, et sa veuve Théophanie eut tort d'at- ' tendre qu'il plût au pape de la conférer à son fils Othon III, que, dès la mort de son époux, cette fille d'un César byzantin aurait dû déclarer empereur. Mais enfin les plus faible^ de tous ces princes avaient reçu le serment de fidélité des Papes qui les couronnaient, et conservé le droit de confirmer leur élection, quand ils ne la faisaient pas eux-mêmes. Le dévot Henri II, que le saintsiége a eu raison de canoniser pour avoir avili cette dignité à son profit, lui porta le coup de grâce en déposant sur Tautel de Saint-Pierre la couronne royale qu'il tenait de l'hérédité, pour ne gardgr que celle dont le pape l'avait gratifié. Il en abandonna toutes les prérogatives, le droit d'élection et de confirmation; il affranchit même les Papes du serment de fidélité qu'ils lui prêtaient. C'est au contraire Benoît VIII qui se fait prêter ce serment à luimême et à ses successeurs par cet Henri II de Bavière dont la dévotion obscurcissait la prévoyance et qui abdiquait sa dignité *. M. de Saint-Marc a nié ce serment dans son Abrégé chronologique ^, mais il était bien loin de l'événement. Tout ce que j'en dirai, c'est que le pape et l'empereur étaient capables l'un de l'exiger, l'autre de le faire. Muratori démontre aussi la fausseté du diplôme par lequel Henri II aurait renouvelé les donations 3, mais il y a tant de ces prétendus renouvellements que Baronîus aurait pu se passer de celui-là. Ce (jui est plus sûr, c'est l'opinion du temps, recueillie et résumée dans

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