‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 3)Chapitre 83 sur 105 · Ann. de Baron., llli · texte numérisé non relu

Ann. de Baron., llli

tion solennelle*. Pascal le voulait comme eux, mais son ennemi était tout-puissant dans la province romaine, et le contraignait à dissimuler. L'abbé de Montcassin fut victime de cette contrainte. L'évéque Lé<Hi d*Ostie, qui nous a transmis ces détails, alla le déposer de son abbaye au nom du pape et le relégua dans son évéché de Segni, pendant qu'à Tinstigation secrète de Pascal les évéques arrivaient de tous les côtés pour tenir un concile. Ils s'assemblèrent au nombre de cent dans le palais de Latran le 18 mars 1113. Le pape y raconta sa captivité, sa faiblesse ; mais il ajouta qu'il avait fait serment de ne point excommunier l'empereur et qu'il ne voulait point manquer à sa parole. Les évêques le comprirent. Dn des deux Français qui assistaient à ce concile, Girard d'Angoulême, proposa d'annuler le décret extorqué par le roi Henri Y, et tous prononcèrent la nullité d'une concession, que réprouvaient, disaient-ils^ les Écritures et les conciles.

Godefroy de Viterbe, auteur contemporain, assure que ne voulant point prendre part à ce qu'il regardait comme un parjure, Pascal voulut renoncer au pontificat ; que considérant toutefois cette cession des investitures comme criminelle, il se déclara indigne de gouverner l'Église. Mais, selon cet historien, le concile rejeta cette démission et le contraignit à rester sur le saint-siége. Il en reprit alors toute l'autorité. Il souffrit qu'Henri V fût déclaré Tennemi de TÉglise comme son père; il enjoignit aux évêques d'abandonner les cours, de ne plus s'armer pour

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