‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 3)Chapitre 97 sur 105 · Fite Stephens, p. 7^ 1 Rapf de Thoiraa · texte numérisé non relu

Fite Stephens, p. 7^ 1 Rapf de Thoiraa

de son voisin. Le pape, touché de la soumission de Henri II qui se résignait à tout, ne prononça d'anathème que sur les meurtriers. Mais deux légats partirent pour recevoir la soumission du roi et les concessions qu'il voudrait faire pour être absous sans réserve. Les deux légats arrivèrent en Normandie, mais Henri II était parti pour chercher des distractions dans la conquête de l'Irlande qu'il avait différée jusque-là. Cette conquête fut rapide et plus facile à obtenir que son absolution. Il revint sur une nouvelle sommation des deux légats ; il les rejoignit à Savigny près d'Avranches, le 17 mai 1171. Mais les conditions lui paraissant trop dures, il se retira en colère en leur disant ou les défiant d'exécuter leur mandat. Ce furent les légats qui le rappelèrent; ils avaient ordre d'en finir, et le roi eut peur que l'interdit ne passât de Normandie en Angleterre. II se soumit à tout, il jura qu'il était innocent du meurtre; il promit de rappeler les bannis, de les rétablir dans leurs bénéfices, de rendre tous les domaines de l'archevêché de Cantorbery; d'entretenir pendant un an deux cents Templiers en Palestine, de se croiser lui-même pour trois ans; de ne plus observer des coutumes dérogatoires aux privilèges ecclésiastiques; de ne point s'opposer aux appels qu'on voudrait porter à Rome, à condition que les appelants ne feraient rien de préjudiciable à la couronne. Après toutes ces promesses qui abrogeaient les principaux articles de Clarendon, Henri II fut absous, la possession de l'Irlande lui fut confirmée, et il put jouir d'une paix trop chèrement achetée par ces actds de faiblesse.

Le retour des cardinaux Albert et Thébduin, ses légats.

oombfai de joie le pape Alexandre, qui lie Mogea pas même à faire ratifier ces concessions par les États d'An* gleterre. U cammisa Thomas Beeket, comme un saint défenseur des droits de l'Église, qui pourtant l'avait miae en confusion par son intraitable fanatisme, et qui aurait peut^tre avancé de trois siècles le schisme d'Angleterre, si le pape n'e&t modéré l'ardeur de ses vengeances. La canonisation de saint Bernard suivit de près celle de Thomas; et le pape n'eut plus qu'à s'oocuper de la sou^ mMan de Fiédérie Bar berousse.

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