Othon de Friss
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c PardfiH) dii*îl ea raâUaot, pardon, Saiol-P^re, j^ n^i » jamais appris ce métier là^. > Le jo\ir ^t Tordre d^^^uroanement n'en furent p^s moins réglés. Mais une députation du sénat romain vint demander à Tempereur le rétablissement de l'ancienne constitution de la république. On ne voulait plus ni pape ni moines; et les députés ayant ajouté pour le séduire que les Romains l'avaient nommé leur prince, il les interrompit avec une brutalité qui Jeur imposa silence, c Je ne veux rien de vous, leur » dit-il, et ce n'est pas à mes sujets de m^ faire la loi. Rome » n'est plus à vous : les Grecs, les Français et les Ailef mands ont été vos maîtres, et c'est maintenant moi qui i le suis par une possession légitime. » -*-Que deviennent les donations? — Ces fiers Romains s'en retournèrent; et sur les conseils du pape, à qui cependant sa réponse devait déplaire, Frédéric les fit suivre par un millier de cavaliers qui se saisirent de la cité Léonine et de l'église Saint- Pierre. Le pape s'y rendit le lendemain pour attendre l'empereur, et son couronnement eut lieu le 18 juinllSS. Mais dès qu'il fut sorti de Rome, les Romains reprirent les armes et massacrèrent le peu de soldats qu'il avait laissés à la garde de la basilique.. Il revint, et la résistance des rebelles fut cette fois digne d'un meilleur sort. Ils périrent au nombre de mille, et Frédéric ne put les réduire que par des forces supérieures.
Cependant, à son départ de Rome, Adrien ne crut pas devoir y rester. Ils s'éloignèrent ensemble, eurent une légère contestation sur la propriété de la ville de Tibur,
i. Othon de Friss.
que Frédéric finit par laisser au piâpe, sauf le droit impérial; et cmnme leis chaleurs de Tété minaient son armée, il laissa le fier Adrien aux prises avec le nouveau roi de Sicile, Guillaume le Mauvais. Ce prince, à qui le pape n'avait pas voulu confirmer cette royauté, qu'il avait même excommunié, s'était jeté sur la Campanie pour obtenir par les armes ce qu'il n'avait pu obtenir par ses supplications. Les troupes d'Adrien ayant été battues^ Guillaume n'abusa point de sa fortune. Il fit, au contraire, des conditions si avantageuses, que le pape crut devoir les accepter. Mais les cardinaux s'en indignèrent. Us influaient déjà sur les délibérations du saint-siége et le pape n'osa passer outre. Il fallut que Guillaume les poussât de ville en ville, et les forçât à capituler dans celle de Bénévent, à traiter enfin à des conditions moins honorables. Il fut reconnu roi de Naples par une bulle, et rendit foi et hommage au pape, après avoir obtenu d'assez grandes immunités pour ses églises.
G'eist à Bénévent que Jean de Sarysbéry vint trouver son ami Adrien de la part de Henri II qui méditait la conquête de l'Irlande, et qui croyait avoir besoin de l'autorisation du pape. La faiblesse du roi Etienne et la politique de ses èvêques avaient accru à ce point l'autorité de Rome, que Henri II avait fait de lui-même cet acte de soumission dont il devait plus tard se repentir et se venger. Adrien s'empressa d'expédier la bulle qu'on lui demandait, et ne manqua point d'y insérer que tous les royaumes chrétiens appartenaient à l'Église romaine^. Cette Église