‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 4)Chapitre 104 sur 112 · Fitê Stephent; Royec de Howeden, p · texte numérisé non relu

Fitê Stephent; Royec de Howeden, p

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saint-siégeet la couronne. Il savait que dans ce cas Topinion du siècle soutiendrait le sacerdoce. Il rechercha une alliance qui pût inspirer quelque crainte à Alexandre III et fit partir deux de ses clercs pour TAllemagne. Frédéric Barberousse tenait alors unedièteàWurtzbourg. Les deux envoyés d'Angleterre y parurent, amenés par Tarchevêque de Cologne. Ils annoncèrent que leur maître était disposé à abandonner Alexandre, si l'empereur voulait s'engsiger, tant pour lui que pour ses successeurs, à soute- ' nir l'antipape Pascal et tous ceux qu'on pourrait lui sub- ^^■^ stituer, si les seigneurs et les prélats allemands voulaient ^ faire le même serment. Frédéric et les seigneurs le jurè- ^ rent, mais il fallut y contraindre les évêques qui ne si- ^^ gnèrent qu'en pleurant. Le pape Alexandre apprit cette ^^^ défection en passant à Clermont-Ferrand pour retourner ^^ à Rome. Il écrivit; le 10 juillet H65, à Gilbert, évêque de ^ Londres, pour se plaindre que Henri II eût traité avec des ^ schismatiques excommuniés, pour l'engager à ramener 1^^ le roi aux sentiments de vénération qu'il devait au sainti*"^ siège. Henri II répondit comme un franc hypocrite. Il # aimait le pape comme son père, il ne savait pas que *'* l'empereur fût excommunié. Il n'a jamais chassé l'archevêque de Cantorbery. C'est lui qui s'est enfui. Qu'il revienne, s'il veut ; on n'exige de lui que de tenir le sériels ment qu'il a prêté aux constitutions de Clarendon. En W' transmettant cette réponse au pape, l'évêque de Londres lui conseille la douceur et la patience. Il lui fait craindre que l'Angleterre ne soit entraînée dans le schisme par sa rigueur excessive, et que bien des prélats ne se décident à reconnaître l'antipape.

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Alexandre IIl ne répliqua que par un défi : il nonama Thomas Becketson légat en Angleterre, et celui-ci se hâta de charger les évêques de Worchester et d'Herford de signifier sa légation à leur confrères. L'éyêque de Londrea écrivit sur-le-champ au roi pour lui dire que le pape ayant commandé, il fallait obéir. « Nous nous jetons à > vos pieds, ajoutait-il, pour obtenir de vous cette per- » mission. Payez \q denier de saint Pierre, rendez aux » clercs les revenus que vous avez saisis. » Henri ne répondit rien. Mais il partit pour la Normandie à Veffet d'en consulter les prélats. Il ne leva point le denier de saint Pierre, mais il fit une collecte de deniers pour la Terre- Sainte. Deux lettres de Becket vinrent le trouver au Mans et redoublèrent son irritation. Dans la première le primat-légat rengageait doucement à rendre la liberté à son clergé. Mais dans la seconde il le menaçait de la colère de Dieu*. Henri se borna à injurier les moines qui la lui avaient remise ; et il passa à Chinon pour prendre les conseils de Tarchevêque de Rouen et d'autres prélats de Touraine et de Normandie. Les uns lui conseillaient de céder, les autres d'en appeler au pape avant que le légat ne lançât Tanathème; et lui, qui avait interdit ces appels à Roipe, se résigna à faire le sien, et le fit signifier au primat par les évêques de Seez et de Lisieux. L'esprit du siècle était déjà plus fort que lui. Thomas Becket le comprit; il respecta l'appel, mais il excommunia les deux clercs qui étaient allés à la diète de Wurtzboui^, six autres évêques dont il avait à se plaindre, et tous ceux

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