‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 4)Chapitre 109 sur 112 · Roger de Howed, p · texte numérisé non relu

Roger de Howed, p

sur leurs terres. L'archevêque de Rouen, autre légat, parvint un moment & faire révoquer la sentence, à l'aide d'une partie des cardinaux; mais les autres revinrent à la charge, obturent la confirmation publique de l'anathème, et Bruys foit entendre * que l'or eut plus de part que la justice dans le choix qu'ils avaient fait de leur client. La captivité du roi Richard, à son retour de la Palestine, tourna les regards de Célestin III vers l'Allemagne. Il exconununia Léopold d'Autriche, qui avait jeté Qe prince dans une de ses forteresses , Tempereur Henri YI, qui n'usait point de son autorité pour faire rendre la liberté à l'illustre captif; et menaça Philippe- Auguste de ses foudres s'il persistait dans les manœuvres qu'il ne cessait de faire pour prolonger la captivité de son rival. Henri et Léopold se moquèrent de ses anathèmes, et l'empereur ne craignit pas de redoubler la juste colère du pape, par l'assassinat d'Albert de Louvain, nommé évéque de Liège malgré lui. Cet assassinat ne fut point vengé; et celui qui Tavait ordonné ne rendit enfin le roi Riphard qu'après avoir reçu une rançon de cent cinquante mille marcs qu'il partagea avec le duc d'Autriche. Les anathèmes de Célestin ne l'empêchèrent point de prendre possession du trône de Sicile dont l'impératrice Constance était héritière, et de s'y faire détester par ses cruautés et ses pillages. Il s'acharna surtout à détruire l^s princes normands qui pouvaient lui disputer cette couronne. Il ne pi^t être arrêté dans ses actes de barbarie que par Constance ^Ue-même qui vengea ses parents

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