‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 4)Chapitre 23 sur 112 · Conciles, t. VU. ch. xui; Fleury, liv. XLV, ch. xxv · texte numérisé non relu

Conciles, t. VU. ch. xui; Fleury, liv. XLV, ch. xxv

ment du culte des images a fait excuser ses crimes par le cardinal Baronius. Mais ils furent punis par sa déposition. Il est vrai que Dieu aurait pu se servir d'up autre bras que celui de Nicéphore Logothète qui ne valait pas mieux. Son usurpation ne fut qu'une horrible ingratitude et son règne une longue suite d'injustices et de cruautés. Léon III ne se mêla point de ces crimes. Il ne se mit en rapport qu'avec Théodore Studite, une des victimes de ce Nicéphore, et qui s'était plaint à lui, comme au successeur de saint Pierre, de quelques hérésies tolé- |

rées dans l'Orient. Mais la réponse de Léon III n'est point I

parvenue jusqu'à nous et nous ne pouvons savoir s'il reprochait à ce patriarche de s'arroger encore le titre d'évê- | que universel. Le pape jetait du reste fort modéré, timide j même dans ses décisions canoniques. Cette modération | éclata surtout quand Charlemagne lui députa l'évêque i de Worms et l'abbé de Gorbie pour lui demander si le Saint-Esprit procédait du Fils comme du Père. L'Église de France l'avait décidé ainsi; et les mots filioque , avaient en conséquence été ajoutés par quelques évoques. Après une conférence tenue à Rome, Léon III dé- | Clara que, si on l'eût consulté avant d'insérer ces mots i dans le Symbole, il aurait conseillé de s'en abstenir. Mais il reconnaît avec raison l'inconvénient d'une suppression qui serait une décision canonique, et il propose, sans l'ordonner, de cesser peu à peu de chanter ou de lire le Symbole, comme le seul moyen d'abolir cette coutume sans préjudice de la foi < . Cette réserve de Léon III, |

Page 1