Sigon , liv. m, p. 126 el suiv
quarante otages pour garants de sa promesse. Mais à peine le pape est-il rentré dans Rome et Pépin en France, qu'Âstolphe retrouve tout à coup de Ténergie ei des soldats. Il oublie ses otages et sa parole. Il reparait devant Rome et menace la ville et le pape de ses terribles vengeances. L'espoir et le courage abandonnent Etienne III. II sent qu'il est hors d'état de se défendre. Il écrit lettres sur lettres à son éminent protecteur; mais Pépin, pressé par les Saxons, alarmé des armements des Bavarois, ne peut reprendre la route des Alpes. La première des lettres du pape lui est apportée par Fulrad, abbé de Saint- Denis, qui retournait dans son abbaye^. Élienne rappelle au roi Pépin que saint Pierre, en le sacrant, lui a confié les intérêts de son Église, que c'est pour la défendre que Dieu l'a choisi, par sa prescience, ds toute éternité. Il n'oublie pas surtout la donation faite à saint Pierre par le roi et ses fils. Fulrad n'a pas encore passé les Alpes, que Vilcaire, évêque de Nomente, part avec un second Bfiessage pour la cour de France. « Le Roi des rois, écrit
> le pape, ne vous a soumis tant de peuples que pour » relever la sainte Église ; car s'il l'eût voulu il eût pu la
> défendre d'une autre manière. C'est pour vous éprouver » qu'il nous a commandé d'aller vers vous. Le Prince f des Apôtres garde votre promesse, et si vous ne l'ac-
• complissez, il la représentera au tribunal de Dieu de- » vaut qui seront inutiles les excuses les plus ingénieu-
• ses^. » Bientôt après le comte Tomaric et Tévêque