‹ Histoire de la puissance pontificaleChapitre 105 sur 150 · IlitL Univ., t. XXVI, p · texte numérisé non relu

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Tordre du souverain. Il n'alla point cependant jusqu'à dissoudre cette assemblée. Mais il lui signifia une loi qu'Odoacre venait de rendre pour empêcher à l'avenir Taliénation des ornements, des vases sacrés, de tout ce qui appartenait aux églises, déclarant que la prescription même ne pourrait garantir les acquéreurs de la restitution du capital et des frais. Cette loi fait supposer qu'à l'avènement d'un pape le peuple se ruait sur son église ou sur sa maison pour les piller; et ce que fait encore ce même peuple en s' abattant sur la cellule et la demeure du cardinal promu à la papauté n'est peut-être qu'une imitation du pillage que je suppose. Félix III fut élu le même jour, en présence du préfet, et reprit immédiatement la politique du saint-siége. Instruit par Jean Talaïa des intrigues du patriarche de Constantinople, fort de l'approbation d*un concile romain, il écrivit à Acace et à l'empereur Zenon, pour se plaindre de ce qu'ils n'avaient point répondu à la lettre de Simplicius, pour demander en quelque sorte raison de la violation de leurs promesses, du maintien de Pierre Monge au siège d'Alexandrie, de leur peu de respect pour la lettre de saint Léon et pour les actes du concile de Chalcédoîne. La suppression de cette lettre dans Ykénotigue détruisait le rêve de suprématie universelle que son inser^ tion avait fait concevoir au pape Léon et à ses successeurs; et tout prouve que cet édit n'avait été rédigé et publié, que pour satisfaire la susceptibilité des Orientaux qu'importunait cette prétention des évêques de Rome. Félix III le savait comme Simplicius; il exhortait Zenon

à ne pas souflfrii* qu'on eût Taudace de renier cette lettre, il lui rappelait que Dieu Tavait replacé sur son trône, il rengageait à ne pas Toublier, il le menaçait de la colère céleste s'il persistait dans son ingratitude ^ Le patriarche Âcace recevait les mêmes reproches et tes mêmes menaces, et les deux missives furent confiées aux évoques Vital et Misène. Mais ce n'est point pcir leurs maitis qu'elles furent rendues à leur adresse. Soit que Zénoii fût déjà instruit du contenu de ces lettres rédigées dans un synode romain, soit qu'il n'en eût que le pressentiment, il fit arrêter les deux légats au moment où ils mettaient le pied sur la plage d'Abydos, leur fit enlever leurs papiers et les tint en prison pour les forcer de communiquer avec ce Pierre Monge dont ils venaient poursuivre la déposition. Les mauvais traitements triomphèrent en effet de leur résistance. Les deux légats reconnurent cet évêque pour légitime possesseur dû siège d'Alexandrie, et communiquèrent avec tous les hérétiques qu*avàit condamnés le pape dont ils étaient leâ délégués. Félix fut informé sur-le-champ de l'apostasie de Vital et de Misène par un moine du couvent des Âcémètes que lui aVait dépêché leur abbé Cyrille ; et quand les deux renégats osèrent reparaître à Rome, leur évêque les frappa d*anathème et les fit dépouiller de Tépiscopat par un synode, qui prononça plus tard l'excommunication du patriarche de Constantinople ^.

Acace et son empereur ne firent aucun cas de èes

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