‹ Histoire de la puissance pontificaleChapitre 104 sur 150 · Fleury, Uv. XXIX, ch. lv · texte numérisé non relu

Fleury, Uv. XXIX, ch. lv

cellin en a fait un roi des Goths, Isidore un prince d'Ostrogoths, Jornandès un roi des Rugiens; Baronius a trouvé un peuple d'HéruIes et l'a mis à leur tête ^. Il est maintenant convenu qu'Odoacre était le fils d'un ministre d'Âttila; qu'après la destruction de la tribu des Scyrres, dont son père était le chef, il avait vagabondé dans la Norique. II s*était engagé plus tard dans les gardes impériales avec quelques bandits attachés à sa fortune. Mécontent d'un refus de terres qu'exigeaient ces mercenaires, il les excita à la révolte, rallia une foule de déserteurs et de vagabonds, s'empara de Rome et*de Ravenne, relégua Angustule dans un bourg de la Gampanie, et se mit à sa place sous le titre de roi dltalie que ses compagnons lui avaient donné. Il avait trop bien connu les derniers Césars pour les continuer; et je ne sais s'il fut très-flatté du titre de patrice que lui envoya l'empereur d'Orient, pour conserver une puissance factice sur la partie occidentale du monde romain. Simplicius vécut sept ans sous son règne, sans s'apercevoir qu'il eût changé -de maître; et, qu'Odoacre fût Arien ou idolâtre, il ne troubla ni l'exercice ni les chefs de la religion dominante.

Mais à la mort de ce pontife en 483, il s'avisa de se rappeler que la royauté était au-dessus du sacerdoce. Au moment où le clergé et le peuple étaient assemblés dans la basilique de Sain^Pierre pour donner un successeur à Simplicius, le préfet du prétoire Basile se présenta tout à coup pour leur reprocher de s'être ainsi réunis sans

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