‹ Histoire de la puissance pontificaleChapitre 109 sur 150 · Gel., EpiiU XX. Note de Baluze sur Loup · texte numérisé non relu

Gel., EpiiU XX. Note de Baluze sur Loup

influence sur le roi des Goths qu'il lui fit révoquer une loi barbare que ce prince avait portée contre les partisans d'Odoacre, et qui désolait toute l'Italie. D'autres malheurs avaient dépeuplé cette belle contrée. Le passage des Hérules, des Goths et de l'armée du Bourguignon Gondebaud l'avait dévastée. Ce dernier en avait enlevé un grand nombre de captifs. Théodoric voulut les racheter pour repeupler les campagnes. • Allez trouver » Gondebaud, dit-il à saint Épiphane, je ne vois personne » entre nos évêques si capable que vous de remplir cette mission. > La confiance du roi ne fut pas trompée. L'évêque de Pavie fléchit Gondebaud et ramena tous les captifs en Italie. Le pape n'en ressentit pas moins les effets de la tolérance que le monarque arien maintint dans ses nouveaux États. Tous les cultes étaient libres ; et rien ne prouve que le pape Gelase, si ardent à poursuivre les. Manichéens et les Pélagiens, ait osé s'attaquer à la religioa de Théodoric.

Anastase II le remplaça sur le siège de Rome en décembre 496, le jour même, dit-on, où Clovis était baptisé par saint Remy; et le premier soin du nouveau pontife fut de reprendre l'affaire de Constantinople.Deux évêques, Crescenius et Germain, allèrent trouver l'empereur de sa part; mais ils ne purent en obtenir la condamnation d'Acace. Il parut même fort éloigné de renouer des relations avec l'évêque de Rome, car il empêcha Macédonius, son nouveau patriarche^ de lui donner avis de son élection ^. Au lieu de ^ubir encore Topiniâtre exigence

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