‹ Histoire de la puissance pontificaleChapitre 110 sur 150 · Fléury, liv. XXX, Jch. xlvii · texte numérisé non relu

Fléury, liv. XXX, Jch. xlvii

des Papes, il eût désiré les forcer eux-mêmes à souscrire Yhénotique de Zenon; et le patrice Festus* qui avait accompagné les deux évêques, fut secrètement chargé d'y déterminer le pape Antistase, qui avait montré quelque tolérance en reconnaissant le3 ordinations faites par ce même Âcace dont il poursuivait la mémoire. Mais ce pape était mort avant le retour de Festus, le 16 novembre 498. Deux concurrents ayant été nommés à sa place, Théodoric fit un acte d'autorité en choisissant celui des deux en qui il] trouva plus de mérite ou de soumission. Cette version de l'historien Gibbon est contredite par celle de l'abbé Fleury, qui prétend que Théodoric s'était décidé en faveur du premier nomnié. Cela est fort indiflférent. Il est seulement essentiel de constater que Symmaque fut préféré à l'archi- prêtre Laurent, et intronisé dans la chaire de saint Pierre par le choix d'un monarque même arien.

Ce schisme avait causé quelques désordres. Le sang avait coulé dans les rues de Rome ^ Ce n'était pas la première fois qu'une élection de pape avait produites scandale. Quatre-vingts ans auparavant, la noniination de Boniface avait aussi troublé la capitale deFOecident-Symmaque assembla un synode de soixante-douze évêques pour régler les élections de manière à prévenir le retour de ees troubles et de ces brigues. On excommunia d'avance tout ecclésiastique qui promettrait son sufirage ou qui tiendrait des assemblées préparatoires. On assura une prime au délateur qui dénoncerait ces manœuvres

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