Fleury, liv. XXXI, cli. xl
donc ces évéques? Avaient-ils tous SûuflPert comme orthodoxe$? et dans ce cas, quel aurait été le nombre de ceux qui les auraient opprin^é^? Les persécuteurs s'y mêlaient-ils aux persécutés? Mais alors quelle était la conviction, la foi de ces prélats, qu'uo cbangemaol d'empereur faisait passer aussi subitement d'Ëutychès à saint Léon ? Laissons des questions qui ne tiennent pas à mon sujet. Concluons seulement de ce prodigieux con^ cours d'é vêques et de moines, qu'il était difficile aux Césars d' Orient de s'occuper d'autre chose que de leurs querelles. Averti de cette révolution par une lettre de Justin luimême, Hormisdas se hâte d'en faire part à Théodoric, §t, après avoir pris conseil de ce prince % il fait partir i^ne troisiè^ne légation pour Gonstantinople. £Ue y (irrive le 26 mars 519, et Tévéque Germain deCapoue lit en plein sénat le formulaire d'union qu'a rédigé le pape. Il est accepté d'une voix unanime. Les noms d'Acace et de ses quatre successeurs, ceux des empereurs Anastase et Zenon sont rayés des sacrés dyptiques ; et ce schisme de trente-cinq ans parait terminé à la satisfac^ tion de l'évêque de Rome. Mais ce triomphe est troublé à l'instant même par les prélats qui ont accepté le formulaire. Hormisdas leur demande le rétablissement sur le siège de Césarée de l'évêque Éiie, qui avait donné le premier exemple de .ce retour à U communion romaine; on le lui refuse sous prétexte que son succès-* seur est chéri de son peuple : l'évêque Jean, un des légats, se rendait en même temps à Thessalonique pour