Dom Bruys, HUt» des Papes, 1. 1, p. 3Dt
Mais le respect de Justinien pour le saint-siége et les présents envoyés par cet empereur à TÉglise de saint Pierre consolèrent Jean II de la subordination où le roi des Goths prétendait le maintenir. L'Orient était cependant réternel théâtre des disputes théologiques. La maternité de Marîe, le dogme de ta Trinité étaient un sujet perpétuel de commentaires et de schismes. La proposition des moines de Syrie, condamnée par Hormisdas, agitait encore les esprits, quelque ridicule qu'il fût d'admettre ou de contester qu*un de la Trinité avait souffert. Les moines acémètesde Gonstantinople l'avaient rejetée à leur tour, mais Justinien l'avait soutenue et envoyée eomme un article de foi aux métropolitains d'Orient. Il en écrivit au pape, il le nomma )e chef des évéques, il lui dit, contre toute vérité, que toutes les hérésies avaient été réprimées par le jugement du saintsiége^, espérant ainsi l'amener à révoquer te dé^et d'Hormisdas; et malgré les députés des moines acémèfes qui avaient devancé ceux de l'empereur, la pvopotsition des Syriens, déb^attue dans un synode de Rome, fut admise enfin par le pape Jean IL II ta modifta se«h tenant m déclarant qu'il était plus orthodoxe de dire um ées trois personnes. Cène sera point là te dernier- argum^t contre Finfeillibililé de f évéque de Rome, qui n'oubtia point â'exc(HnmaHier tes moines aeémètes comme Horitiisdas avait excommunié leurs antagonistes.
é. tor VI, sur k frinké.