De Episeop., lois XLII et XLV
mais la mort de ee dernier mit promptement un terme à ee schisme; et Bonifiée eut la lâcheté de s'en prendre à sa mémoire en le faisant excommunier après sa mort par un synode. Amalasonte, en confirmant son élection, lui accorda même de déclarer que Dioscore s*était feît élire par des voies peu canoniques *. L'usage quil fit d'une puissance si ardemment désirée, ne Ait ni long ni honorable. Il entreprit sur les droits du clergé et du peuple, en se donnant par un décret le pouvoir de désigner son successeur; et il Texerça sur-le<;hamp en nommant le diacre Vigile. Mais les évéqucs lui firent sentir que son autorité n^était pas au-dessus de celle des conciles en cassant une décision aussi contraire aux canons de TÉglise qu*aux intérêts du saint-si^e. Il fot obligé de brûler son décret en place publique. Anastase !e Bibliothécaire ajoute même qu*il se confessa coupable du crime de lèse-majesté; et un historien moderne suppose qu'il s'accusait par là d'avoir violé le droit de confirmation attribué à l'autorité royale *.
Jean II, surnommé Mercure, lui succéda le 22 janvier 532 : et une lettre d'Athaïaric atteste que la corruption et la brigue eurent quelque part à son élection. Je ne remarquerais point un scandale devenu si commun, si la lettre ne constatait encore une fois les privilèges de la puissance temporelle en ordonnant aux évêques et aux Papes eux-mêmes d'observer à Tavenir un décret du sénat romain sur la police des élections ecclésiastiques.
i. Gassiod., li?. IX.