‹ Histoire de la puissance pontificaleChapitre 21 sur 150 · Fleury, liv. VU, cli. lvi · texte numérisé non relu

Fleury, liv. VU, cli. lvi

mettait ainsi le législateur des chrétiens sur la même ligne que tous les Césars déifiés. La reine de Palmyre l'avait appelé dans sa capitale, elle l'avait prié de l'initier aux mystères du christianisme; et en adoptant son opinion sur le Fils de Dieu, Zénobie avait ajouté au retentissement de cette hérésie. Tous les évoques d'Orient s'en émurent. Un concile fut spontanément assemblé dans Antioche, résidence de l'hérésiarque. Denys d'Alexandrie, trop vieux pour s'y rendre, et près de descendre au tombeau, écrivit une dernière épître à l'Église d' Antioche contre l'évêque, et saint Jérôme a fait remarquer la beauté de cette œuvre du saint vieillard. Les évêques de Gilicie, de Pont, de Gappadoce, de Palestine, métropolitains et autres, se rendirent à ce concile que présida l'évêque Firmilien de Gésarée. Paul de Samosate y fut condamné; et sa soumission apparente suffisant à ses juges, ils ne crurent pas devoir communiquer leur décision aux autres Églises de la chrétienté, attendu qu'il n'y avait encore ni excommunication ni déposition. Mais quand l'hérésiarque eut manqué à sa promesse, quand, suivant Athanase, il eut démenti sa résignation par sa scandaleuse conduite, un nouveau concile, plus nombreux que le premier, fit comparaître encore le rebelle. Le prêtre Malchion, dont saint Jérôme à loué aussi le savoir et l'éloquence, accabla l'hérésiarque de sa puissante dialectique *. Et il fut cette fois déposé et remplacé dans sa chaire par le vertueux Domnus. Il devenait dès lors nécessaire que, sui-

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