‹ Histoire de la puissance pontificaleChapitre 22 sur 150 · Eusèbe, U?. VII, ch. xxvii · texte numérisé non relu

Eusèbe, U?. VII, ch. xxvii

vant l'usage constant de l'Ëglise, le monde catholique fut averti de cette déposition et de la nomination d'un nouvel évtque d'Antioche. Malchion fut donc chargé de rédiger une lettre synodale qui fut adressée nommément à Maxime d'Alexandrie, successeur du vieux Denys, comme au Denys de Rome et autres coévêques, prêtres, diacres de Église de Dieu, et à la suite de cette suscription se trouve la formule commune à tous : « à notre frère en Jésus-Christ *. »

Certes il faut être possédé du démon de Tultramontanisme pour voir dans cette nomination de Tévêque de Rome après celui d'Alexandrie une preuve de subordination envers le premier. C'est cependant ce qu'on a voulu établir, parce que Tempereur Aurélien étant intervenu pour contraindre Paul de Samosate à quitter son palais épiscopal, avait adjugé ce palais ou cette maison à ceux avec qui les évêques d'Italie et l'évêque Romain étaient en correspondance. Mais d'après le dire même de César , il n'y avait rien là de particulier à l'évêque de Rome. La condition était commune à toutle clergé d'Italie, comme la lettre synodale l'avait été à toutes les Églises existant som le soleil; et en définitive cette correspondance avec le nouvel évêque d'Antiochc était la conséquence naturelle de l'élection qu'en avaient faite les Orientaux sans la participation du pape romain. N'importe, on part de là pour soutenir que ceux là-seuls étaient évêques que le pape reconnaissait pour tels *,

Page 1