‹ Histoire de la puissance pontificaleChapitre 66 sur 150 · IM · texte numérisé non relu

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firitièr là sentence de son synode f oftiâin pat* gépi étéques de la haute Italie ; et rien dans k réponse dé ces préidtâ au nombre desquels ne figurait xtièthe pas T^véqué de Milan, rien ne laisse percer Une pensée d'iûférîôrité. Ils félicitent seulement révê(]ue dé Rome dii soin qu'il à mis à garder la porte qui lui est confiée. Syrice montra la même réserve dans là poufsuite de Bonosc, évêque de Sardique, qui niait aussi la virginité perpétuelle dé Marie et même la divinité dé Jésus-Christ. Cette tillé dépetiddnt de là métropole dé tfaéssalonique, il fit reiivoyèf Taffâîre au méttopoiitditt Anygius pat uiî coftcilé assenlblé à Capoue. Maiâ la mort du ViéUl Fâulifi, arrivée pendant la tende de ce concile, vlht fêveiller rahcieh schisme d'Antioché qui avait troublé et divisé les détix Églises ; et la modératioiî dé Syrice fut ébranlée sans doute par leâ conseils dé âes frères et paî' deâ re^sëfitfmeiîts qui n'étaient pas eiicoré apaisés. Le dédaitî qu'à l'occasion de ce schisme lés Pères* de ConstahtiHoplè avaient montré pour l'opinioii des Occidentaux, était toujours présent et amef aux évêques d'Italie. Ils §é hâtèrent de reconnaître le nouvel évêqiie Êtagrlils, qtte la faction dès Paulinistes avait sur-le-champ opposé à celui qu'avait déjà conâacî'é le parti dé Mélèce; et èti souscrivant la Reconnaissance d'Évagrius, Syrice oubliait les principes conciliateur^ que les Occidentaux avaieht invoqués eilx-mêmesen faveur dé Paulin. Mais tjué forit les principes contre les passions humaines? Disons cependant à la louange dé ce pape, que, lorsque Évagrius, repoussé ou chassé par les amis de son compétiteur Flavien, fit un nouvel appel aui siège de Rome,

Syrice, se rappelant tout à coup les canons de Sardîque, ne se crut pas en droit de se faire l'arbitre souverain de ce litige. Il le fit renvoyer par ce même concile de Capoue devant le métropolitain d'Alexandrie et les évêques d'Egypte comme les plus proches voisins de la province d'Antioche.

Flavien ne reconnut ni l'appel ni la juridiction. Il déclina la compétence des Égyptiens ; et Syrice, une fois engagé dans ce débat, en appela à Tempereur lui-même. Ainsi, après avoir respecté les droits de ses coévêques, il reconnaissait encore l'autorité des Césars en matière ecclésiastique; et il est permis de dire que si les successeurs de ce pontife avaient imité son respect pour les saines doctrines de TËglise, les guerres et les désordres que j'aurai à raconter, n'auraient ni troublé ni ensanglanté le monde catholique. Théodose accepta l'appel de Syrice, et il est probable que, pendant son séjour en Italie, ses évêques l'avaient entretenu de cette querelle. Théodoret a même écrit que Syrice lui avait reproché de laisser en paix les tyrans qui attaquaient la loi de Jésus- Christ et de n'aMttre que ceux qui s'élevaient contre luimême*. La vivacité de ce reproche ne va point au caractère de ce pontife ; et Théodoret, qui n'avait alors que neuf ans, pourrait bien l'avoir supposé quarante ans après. C'était exagérer en effet l'importance d'une cause où n'entrait aucun soupçon d'hérésie, qui n'était au fond qu'une question de rivalité, qu'une pique entre les deux Églises. Théodose le sentit lui-même, et placé entre deux

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