I. Théod., Hisl. Eecl, lir. V, ch. ii
légions d'évéques ennemis et également entêtés, plein de respect pour la piété des uns et des autres, il montra une assez grande indécision. Mais soit qu'il craignit de déplaire à saint Ambroise, soit qu'il eût adopté les opinions desévêques au milieu desquels il venait de passer trois linnées, il parut embrasser la défense d'Évagrius; et dès son retour à Constantinople, il fit donner à Flavien Tordre d'aller à Rome pour y plaider sa cause. C'était beaucoup pour le saint-siége; et la fierté de Flavien s'étonna d'un commandement qui soumettait l'Église d'Orient à l'Église occidentale. Il gagna trois mois par des réponses ambiguës, dans l'espoir que le temps refroidirait l'ardeur de Théodose pour les évoques d'Italie. Mais sur une nouvelle instance de l'empereur, il cessa de se contraindre. Encouragé sans doute par des collègues qu'il avait eu le loisir de consulter, il répondit qu'il ne lui convenait pas de se soumettre au jugement des Occidentaux, et que si on en voulait à son siège, César était maître de le donner à qui lui plairait *. Théodose n'était pas homme à relever le défi; et les Orientaux l'avaient déjà ramené à leur sentiment. Empereur d'Orient, il ne lui convint plus de sacrifier l'indépendance de ses évêques aux prétentions d'un étranger; et quand Syrice lui rappela sa promesse, il lui répondit par le conseil de se raccommoder avec un évêque que tout l'Orient avait reconnu et qu'il entourait de sa vénération.
Des affaires plus importantes l'avaient bientôt après ramené en Italie en 394. Il venait venger l'assassinat de